Mon enfant me pousse à bout. Pourquoi cherche-t-il une attention négative ?
27/2/2025

5 raisons pour lesquelles votre enfant cherche une attention négative (et comment y répondre efficacement)

Vous avez l’impression que votre enfant fait tout pour vous pousser à bout ? Qu’il se met souvent en colère, fait des bêtises ou défie les règles, comme s’il cherchait délibérément à attirer votre attention… mais pas de la bonne manière ? C’est une situation que beaucoup de parents rencontrent. Et pourtant, derrière ces comportements qui peuvent sembler agaçants, voire épuisants, il y a souvent une explication bien plus profonde.

Alors, pourquoi un enfant cherche-t-il une attention négative ?

Et surtout, comment réagir pour l’aider à s’apaiser sans entrer dans un cercle infernal de conflits ?

Voyons ensemble ce qui se joue vraiment derrière ces comportements et comment vous pouvez accompagner votre enfant différemment.

Prendre rdv pour une thérapie familiale à Versailles

1️⃣ L’enfant a un besoin vital de connexion

Tous les enfants ont un besoin fondamental : être vus, entendus, aimés.

Ils ne cherchent pas seulement une présence physique, mais une attention de qualité, où ils se sentent véritablement pris en compte, valorisés et compris.

Or, dans le quotidien des familles, il peut être difficile d’accorder ce temps de qualité à chaque enfant. Entre les obligations professionnelles, les tâches ménagères, les devoirs, les écrans et la fatigue accumulée, le temps d’échange réel peut se réduire à peau de chagrin.

Mais un enfant ne comprend pas que ses parents sont "occupés" ou "débordés". Tout ce qu’il perçoit, c’est un manque de connexion. Et quand il ne se sent pas vu, il va tout faire pour l’être.

🔹 L’attention positive ne suffit pas toujours

Certains enfants tentent d’abord d’attirer l’attention de manière positive : ils montrent fièrement leurs dessins, racontent leur journée, demandent un câlin. Mais si ces tentatives passent inaperçues, ou si elles reçoivent moins d’attention que leurs bêtises, ils peuvent basculer vers des comportements plus provocateurs.

🔹 Pourquoi la bêtise devient un raccourci efficace ?

Un enfant, même tout petit, comprend vite un principe simple :

👉 Quand je fais quelque chose de bien, papa et maman me sourient brièvement.

👉 Quand je fais une bêtise, ils arrêtent tout ce qu’ils font, me regardent, me parlent (même pour me gronder).

Autrement dit, même si l’attention est négative, elle reste une interaction forte.

Et dans l’esprit de l’enfant, mieux vaut une réaction agacée que pas de réaction du tout.

En thérapie familiale à Versailles, on observe souvent que ces enfants, loin d’être "manipulateurs", expriment en fait un manque, une frustration, une recherche de lien. Derrière un comportement perturbateur, il y a souvent un message implicite :

💭 "Regarde-moi !"

💭 "Je veux que tu sois avec moi !"

💭 "J’ai besoin de sentir que j’existe à tes yeux !"

Ce besoin de connexion est particulièrement fort dans certains contextes :

✔ Après une séparation parentale ou un changement familial important

✔ Quand un petit frère ou une petite sœur prend beaucoup de place

✔ Si les parents sont très pris par le travail ou préoccupés par des soucis personnels

Un enfant peut alors redoubler d’efforts pour capter l’attention, parfois de manière inconsciente.

💡 Comment réagir ?

Si vous sentez que votre enfant cherche à attirer votre attention négativement, essayez d’inverser la tendance : donnez-lui plus de temps de qualité AVANT qu’il n’en vienne aux crises.

✅ Prenez quelques minutes par jour pour être pleinement avec lui : un jeu, une histoire, un moment de câlin… Ces petits moments renforcent la connexion et diminuent son besoin d’aller chercher votre regard par la provocation.

2️⃣ Il teste les limites et cherche un cadre

Les enfants sont de véritables explorateurs : ils découvrent le monde, expérimentent, et surtout… testent !

Ce n’est pas de la provocation pour le plaisir, c’est leur manière d’apprendre et de comprendre ce qui est possible et ce qui ne l’est pas.

🔎 À travers leurs expériences, ils se posent en permanence des questions :

Jusqu’où puis-je aller avant qu’un adulte réagisse ?

Si je fais ça, que va-t-il se passer ?

Est-ce que les règles sont les mêmes tout le temps ou ça change selon l’humeur de mes parents ?

Et oui, même si cela peut être fatigant pour les adultes, ce "jeu du test" est une part essentielle du développement de l’enfant.

📌 Pourquoi un enfant cherche-t-il à tester les limites ?

💡 Parce qu’il a besoin de repères clairs et constants

Un enfant n’a pas encore la maturité pour gérer seul ses pulsions, ses frustrations et ses émotions. Il a besoin d’adultes solides et cohérents pour le guider.

Un cadre stable lui permet de se sentir en sécurité. À l’inverse, un cadre flou ou changeant crée de l’anxiété. Si parfois une règle s’applique, mais qu’à d’autres moments elle est oubliée ou négociable, l’enfant ne sait plus à quoi s’attendre.

💡 Parce qu’il veut voir s’il peut "prendre le pouvoir"

Ce n’est pas une volonté consciente de "dominer" l’adulte, mais plutôt une façon de vérifier :

"Est-ce que ce sont toujours les adultes qui décident ou puis-je imposer ma loi ?"

"Si je pleure, si je crie, si je me roule par terre… est-ce que j’obtiens ce que je veux ?"

S’il réalise que certaines réactions lui permettent d’obtenir ce qu’il souhaite, il risque de répéter ces stratégies encore et encore.

💡 Parce qu’il veut être rassuré sur la présence de l’adulte

C’est paradoxal, mais un enfant qui teste cherche souvent à s’assurer que l’adulte est là, qu’il tient bon.
Un enfant peut provoquer volontairement un parent pour voir s’il va réagir, s’il reste solide, s’il garde son calme.

Certains enfants dont le cadre familial a été instable (séparation parentale, changements fréquents, tensions familiales…) peuvent tester encore plus, car ils ont besoin d’être sûrs que l’adulte restera un repère fiable, peu importe la situation.

💡 Comment réagir face à un enfant qui teste les limites ?

Rester cohérent et prévisible

Un enfant apprend les règles par la répétition et la constance.

👉 Si une règle est posée, elle doit s’appliquer toujours de la même manière.

👉 Si un comportement est interdit un jour mais toléré le lendemain, l’enfant comprend qu’il peut négocier et repousser la limite.

Exemple :
Si on dit "On ne tape pas" mais qu’un jour on laisse passer, l’enfant se dit : "Tiens, parfois j’ai le droit de taper, il suffit d’insister."

Énoncer des règles claires et simples

Les jeunes enfants ont besoin de règles courtes et précises, sans longues explications compliquées.

"Arrête de faire ça, c’est agaçant." → Trop vague

"On marche dans la maison, on ne court pas." → Clair et compréhensible

Rester calme et ferme

Un enfant apprend aussi en observant comment les adultes réagissent.
Si un parent s’énerve, crie, punit de façon excessive, l’enfant va réagir à l’émotion plutôt qu’à la règle.

🛑 Mieux vaut dire avec calme et assurance : "Non, je ne veux pas que tu fasses ça."
Plutôt que : "Mais tu vas arrêter, oui ??!!", ce qui donne du poids au comportement négatif.

Montrer les conséquences logiques

Plutôt que de crier ou punir de façon arbitraire, il est plus efficace de montrer à l’enfant les conséquences directes de ses actes.

🔹 "Si tu jettes ton jouet, il peut se casser et tu ne pourras plus jouer avec."

🔹 "Si tu ne mets pas tes chaussures, on ne pourra pas aller au parc."

L’enfant comprend ainsi le lien entre ses actions et leurs résultats, plutôt que de voir l’adulte comme une figure punitive.

Ne pas entrer dans le "combat de pouvoir"

Parfois, un enfant pousse à bout pour voir jusqu’où il peut aller. Si on entre dans une bataille d’ego avec lui, cela devient un cercle infernal.

Plutôt que de crier ou de se justifier, mieux vaut couper court calmement :
👩‍👦 "Je t’ai déjà répondu. Maintenant, c’est fini."
Et ne plus revenir sur la discussion.

Valoriser les bons comportements

Plutôt que de se focaliser uniquement sur ce qui ne va pas, il est très puissant de souligner quand l’enfant respecte une règle.

🗣️ "J’ai vu que tu as attendu ton tour, c’est super !"

🗣️ "Merci d’avoir écouté, ça m’aide beaucoup."

L’enfant apprend ainsi que respecter les règles lui apporte aussi de l’attention positive.

📌 En résumé : les limites sont rassurantes pour l’enfant

✔ Tester les limites est normal et fait partie du développement de l’enfant
✔ Il ne le fait pas pour "ennuyer", mais pour comprendre comment fonctionne son monde
✔ Il a besoin d’adultes clairs, cohérents et calmes
✔ Quand le cadre est stable et constant, l’enfant se sent plus sécurisé

👉 Si les tests de limites deviennent un vrai défi dans votre famille, la thérapie familiale à Versailles peut vous aider à poser un cadre plus serein tout en renforçant le lien avec votre enfant. 😊

3️⃣ Il a compris que les comportements négatifs attirent plus le regard

C’est un phénomène bien connu : dans beaucoup de familles, on passe plus de temps à corriger ce qui ne va pas qu’à valoriser ce qui va bien.

Et c’est humain ! Quand tout se passe bien, on n’y prête pas forcément attention. Mais dès qu’un comportement problématique surgit, on réagit immédiatement.

📌 Comment l’enfant intègre ce fonctionnement ?

Imaginons une scène classique :

  • Votre enfant joue tranquillement dans sa chambre pendant une heure. Vous ne lui dites rien.
  • Puis, il se met à sauter sur le canapé, et là… vous réagissez immédiatement : "Descends de là tout de suite !"

💡 Que comprend l’enfant dans cette situation ?

Même inconsciemment, il peut tirer cette conclusion :

👉 "Quand je suis calme, personne ne me remarque."

👉 "Quand je fais une bêtise, j’ai toute l’attention de mes parents."

Et comme l’attention parentale est un besoin vital pour l’enfant, il peut en venir à privilégier les comportements qui lui permettent d’obtenir une réaction rapide et forte… même si c’est sous forme de reproches.

🛑 Résultat : il apprend à exister à travers le négatif.

Ce schéma est encore plus fréquent chez les enfants qui ont l’impression d’être "moins visibles" dans leur famille, par exemple s’ils ont des frères et sœurs plus envahissants ou si leurs parents sont très occupés.

💡 Comment inverser la tendance ?

Valoriser ce qui va bien, même les petites choses

L’idée est simple mais puissante : ne pas attendre qu’un comportement négatif apparaisse pour interagir avec son enfant.

Au lieu de ne réagir que lorsqu’il transgresse une règle, prêtez attention aux moments où il adopte un comportement positif et verbalisez-le.

🔹 "J’aime beaucoup comment tu joues calmement, ça me fait plaisir."

🔹 "Merci d’avoir rangé tes affaires sans que je te le demande."

🔹 "C’est super de t’être occupé tranquillement, bravo !"

💡 Un enfant qui se sent vu dans le positif n’a plus besoin d’aller chercher l’attention par le négatif.

Ignorer certains comportements négatifs mineurs

Tous les comportements négatifs ne nécessitent pas une intervention immédiate. Si votre enfant fait une petite provocation sans gravité, parfois, ne pas réagir est plus efficace que d’intervenir immédiatement.

👉 Si sa bêtise ne "fonctionne" pas pour attirer votre attention, il sera moins tenté de la reproduire.

Bien sûr, cela ne signifie pas tout laisser passer, mais choisir ses batailles et ne pas amplifier une situation qui n’en vaut pas la peine.

Exemple :
🚫 S’il crie pour attirer votre regard → Restez neutre et ne répondez pas sur le coup.

✔ S’il s’exprime calmement ensuite → Donnez-lui l’attention qu’il cherchait, mais pour une demande appropriée.

Faire des "remplissages d’attention" pour éviter le vide

Un enfant qui cherche une attention négative est souvent un enfant qui a un "réservoir affectif" vide.

Plutôt que de gérer les crises une fois qu’elles explosent, il est plus efficace d’anticiper en lui donnant des moments de connexion réguliers.

Quelques minutes de qualité suffisent : un câlin spontané, un petit jeu, une discussion en tête-à-tête.

Un enfant qui se sent nourri affectivement n’a pas besoin de "provoquer" une interaction.

📌 En résumé : rééquilibrer l’attention

✔ L’enfant cherche avant tout à être vu

✔ Si le négatif attire plus de réactions que le positif, il va inconsciemment choisir cette stratégie

✔ Plus on valorise les comportements positifs, plus il apprend qu’il peut être remarqué autrement

✔ Ignorer certains comportements mineurs et offrir de l’attention proactive permet d’éviter qu’il cherche à provoquer

👉 En thérapie familiale, nous travaillons sur ces dynamiques pour rétablir un équilibre dans les interactions et aider l’enfant à trouver sa place autrement. 😊

4️⃣ Il cherche du contrôle

Un enfant vit dans un monde où presque tout est décidé pour lui :

➡ À quelle heure il doit se lever, manger, se coucher.

➡ Quand il doit aller à l’école, faire ses devoirs, se laver.

➡ Quelles activités il peut faire et même parfois comment il doit les faire.

Bien sûr, ces règles sont essentielles pour son bien-être et sa structuration, mais… imaginez un instant être à sa place :

🔹 Vous n’avez aucun mot à dire sur votre emploi du temps.
🔹 On vous demande d’obéir à des consignes toute la journée.
🔹 Chaque décision importante est prise pour vous.

😤 Frustrant, non ?

Alors, pour compenser ce sentiment d’impuissance, certains enfants cherchent à reprendre un peu de pouvoir sur leur quotidien.

Et comment le font-ils ? En s’opposant, en défiant, en disant "NON !"

C’est une manière, parfois inconsciente, de s’affirmer et de montrer qu’ils ont aussi leur mot à dire.

📌 Quand l’opposition devient un moyen d’exister

💡 L’opposition n’est pas un caprice, c’est un besoin de reconnaissance

Dire "NON" est une étape normale du développement. À partir de 18 mois, l’enfant entre dans ce qu’on appelle "la phase d’opposition", où il réalise qu’il est un être à part entière, avec ses propres envies.

🔹 "Je ne suis pas juste un prolongement de mes parents, j’ai mon propre avis, moi aussi !"

Mais chez certains enfants, cette recherche de contrôle s’accentue :

  • S’ils ont l’impression qu’on ne leur laisse jamais le choix
  • S’ils vivent des changements qui les insécurisent (déménagement, séparation, arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur)
  • Si les règles sont trop strictes ou, au contraire, trop floues

💡 Ils utilisent alors l’opposition comme un moyen d’affirmer leur existence.

Parfois, cela se traduit par des refus systématiques ("Je veux pas !"), parfois par une prise de contrôle plus subtile ("C’est moi qui décide quand j’arrête de jouer").

💡 Comment réagir face à un enfant qui cherche à tout contrôler ?

Lui donner des choix adaptés à son âge

L’idée n’est pas de lui laisser tout décider, mais de lui offrir des petites marges de choix dans son quotidien.

🔹 "Tu veux mettre ton pyjama avant ou après t’être brossé les dents ?"
🔹 "Tu préfères les baskets rouges ou les bleues ?"

💡 Lui laisser des micro-décisions lui permet de se sentir acteur, sans pour autant renverser l’autorité parentale.

Éviter les confrontations directes

Si l’enfant sent qu’il est dans un combat de pouvoir avec l’adulte, il risque d’escalader encore plus l’opposition.

Plutôt que de dire "Tu vas faire ça, un point c’est tout !", on peut reformuler avec plus de souplesse :

🛑 "Tu DOIS mettre ton manteau !" → 💡 "Il fait froid, tu préfères mettre ton manteau maintenant ou quand on sera dehors ?"

L’enfant a toujours une obligation (mettre son manteau), mais il garde une petite marge de contrôle sur la manière dont il le fait. C'est ce que l'on appelle "l'illusion de choix"...

Encourager l’autonomie

Plus un enfant a d’opportunités d’être autonome, moins il ressent le besoin d’imposer son contrôle par l’opposition.

➡ Impliquer l’enfant dans des petites tâches du quotidien : "Tu veux m’aider à préparer la table ?"

➡ Le laisser prendre des décisions adaptées à son âge : "Quel livre veux-tu qu’on lise ce soir ?"

➡ Lui confier des responsabilités valorisantes : "Tu pourrais être le chef des arrosoirs et t’occuper des plantes !"

💡 Plus il se sent compétent, moins il cherche à exister à travers l’opposition.

Rester ferme sur l’essentiel, mais flexible sur le reste

Tous les choix ne sont pas négociables. Il y a des règles fondamentales sur lesquelles l’adulte doit rester ferme et cohérent (sécurité, respect des autres…).

Mais pour les petites choses du quotidien, mieux vaut parfois lâcher prise plutôt que de créer des tensions inutiles.

🛑 "Tu ne veux pas mettre ton écharpe alors qu’il fait froid ? Ok, on l’emporte et tu me diras si tu en as besoin."

💡 L’enfant apprend parfois mieux par l’expérience que par la confrontation directe.

📌 En résumé : donner du contrôle sans perdre l’autorité

✔ Un enfant cherche parfois à contrôler son environnement pour compenser un sentiment d’impuissance

✔ Lui offrir des choix adaptés l’aide à se sentir acteur

✔ Moins il se sent contraint, moins il a besoin de s’opposer

✔ Valoriser son autonomie et ses compétences diminue son besoin de chercher le pouvoir

Ne pas entrer dans une lutte de pouvoir permet de garder une relation sereine

👉 A Versailles, en thérapie familiale, nous travaillons sur ces dynamiques pour aider les parents à poser un cadre ferme tout en laissant de l’espace à l’enfant pour exister autrement que par l’opposition. 😊

5️⃣ Il veut juste exister à vos yeux

Dans certaines familles, surtout lorsqu’il y a plusieurs enfants ou que les parents sont très sollicités par leur travail ou des préoccupations diverses, certains enfants peuvent se sentir un peu "invisibles".

Ce n’est pas que les parents les ignorent intentionnellement, mais le quotidien file à toute vitesse, et on accorde souvent plus d’attention à celui qui fait du bruit qu’à celui qui se fait discret.

Pourtant, l’attention parentale est un besoin fondamental pour un enfant. Si ce besoin n’est pas satisfait naturellement, il va chercher des moyens d’exister aux yeux de l’adulte… et parfois, les bêtises deviennent son raccourci vers cette reconnaissance.

📌 Pourquoi l’enfant en vient-il à rechercher l’attention négative ?

💡 Parce qu’il a l’impression que les autres sont plus vus que lui

Dans une fratrie, il arrive que certains enfants se sentent dans l’ombre de leurs frères et sœurs.

➡ L’aîné est souvent perçu comme celui à qui on confie des responsabilités.

➡ Le plus jeune capte naturellement beaucoup d’attention car il a plus de besoins.

➡ L’enfant "sage" ou "autonome" passe parfois inaperçu simplement parce qu’il ne cause pas de souci.

💡 Parce qu’il comprend que la bêtise attire immédiatement l’attention

Un enfant qui a l’impression d’être oublié teste inconsciemment différentes stratégies pour capter le regard de l’adulte.

Si un jour il réalise que faire une bêtise lui garantit une réaction immédiate, il peut inconsciemment associer l’attention à la transgression.

👉 "Quand je suis sage, on ne me voit pas. Mais si je fais une bêtise, tout le monde réagit !"

Et voilà comment il peut se créer un mode relationnel basé sur le conflit plutôt que sur le lien positif.

💡 Parce qu’il a besoin de reconnaissance

Certains enfants recherchent aussi la validation et la reconnaissance de leurs parents, même si cela passe par des réprimandes.

Mieux vaut un parent qui crie que pas de parent du tout, car au moins, dans cet échange conflictuel, il existe.

💡 Comment réagir pour casser ce schéma ?

Lui montrer qu’il existe autrement

Si l’enfant associe l’attention à la provocation, l’objectif va être de lui offrir une reconnaissance sans attendre qu’il fasse une bêtise.

➡ Accordez-lui un moment où il n’a pas besoin de "mériter" votre présence par un comportement extrême.

➡ Pas besoin que ce soit long ! 5 minutes de vraie connexion valent mieux qu’une heure en étant distrait.

Exemple :
🔹 "Tu viens m’aider à préparer le repas ? J’adore quand on fait ça ensemble."
🔹 "J’ai envie de passer un moment avec toi, tu veux choisir un jeu ?"
🔹 "Raconte-moi ta journée, ça m’intéresse vraiment."

💡 L’enfant qui se sent vu sans avoir à provoquer le conflit n’aura plus besoin de passer par la bêtise.

Renforcer son rôle dans la famille

Un enfant a besoin de sentir qu’il a une place bien à lui. Si son seul moyen de se faire remarquer est la transgression, il faut lui offrir d’autres façons d’exister.

➡ Mettez en valeur ce qu’il fait bien :

"J’ai vu que tu as aidé ton frère, c’est super !"
"Merci d’avoir rangé sans que je te le demande."

➡ Donnez-lui un rôle spécial :

"Tu serais mon assistant jardinage aujourd’hui ?"
"J’ai besoin de toi pour choisir la playlist du dîner !"

💡 Quand un enfant sent qu’il est important autrement que par ses crises, il n’a plus besoin d’utiliser la provocation pour exister.

Ne pas trop réagir aux comportements négatifs mineurs

L’objectif n’est pas d’ignorer complètement un mauvais comportement, mais d’éviter d’en faire un moyen efficace d’obtenir de l’attention.

Si l’enfant comprend que ses provocations n’ont pas le résultat escompté, il sera naturellement moins tenté de les reproduire.

Exemple :
🚫 S’il crie pour attirer votre regard → Restez neutre et attendez qu’il se calme pour interagir.
✔ S’il s’exprime calmement ensuite → Répondez immédiatement et positivement.

📌 En résumé : lui donner une place autrement

✔ Un enfant cherche avant tout à être vu et reconnu

✔ S’il voit que le négatif attire plus l’attention que le positif, il risque d’y revenir régulièrement

✔ Lui offrir des moments de connexion gratuits lui permet de comprendre qu’il existe autrement

✔ Valoriser ses qualités et lui donner un rôle positif dans la famille l’aide à construire son estime de lui-même

👉 En thérapie familiale à Versailles, nous travaillons sur ces dynamiques pour aider les parents à reconnaître les besoins de chaque enfant et rééquilibrer les interactions. 😊

🔁 Le piège à éviter : entrer dans le jeu du "je réagis toujours au négatif"

Si chaque fois que votre enfant fait une bêtise, il obtient une forte réaction de votre part (cris, disputes, punitions), il risque de comprendre que c’est son meilleur moyen de capter votre attention.

Essayez autant que possible de :

Ignorer les petits comportements provocateurs quand c’est possible (s’il ne met personne en danger).

Mettre de l’énergie sur les comportements positifs.

Maintenir un cadre clair et rassurant.

En résumé : changer la dynamique pour apaiser les tensions

Un enfant qui cherche une attention négative ne le fait pas "exprès" pour vous énerver. Il essaie juste d’exister à travers le lien qu’il a avec vous.

👉 Si on change notre manière de lui donner de l’attention (plus de positif, plus de connexion, plus de choix), alors son besoin de chercher cette attention par le négatif diminue naturellement.

💡 Et si vous sentez que la situation devient trop compliquée, que les tensions s’accumulent, la thérapie familiale peut être une aide précieuse. Elle permet de mieux comprendre ces dynamiques et de mettre en place des stratégies adaptées pour retrouver une relation plus apaisée.

📅 Envie d’en parler ? Je suis là pour vous accompagner. Contactez-moi pour un rendez-vous à Versailles et avançons ensemble vers plus de sérénité familiale.

Par Frédérique Korzine,
psychanalyste à Versailles
Pour un soutien personnel ou professionnel, je vous propose un suivi adapté à vos besoins favorisant bien-être et épanouissement, à Versailles.

Psychanalyse, hypnose, coaching, supervision et thérapies brèves.

Vous pourriez être intéressé(e) par...

Vous pourriez également être curieux(se) de...