Le masculinisme revient-il ?
25/3/2025

Le masculinisme revient-il ?

Le retour discret — mais menaçant — d’un fantôme viril... Il rôde dans l’ombre. Pas comme un cri, non — plutôt comme un souffle. Un soupçon. Un malaise. Le masculinisme ne revient pas en fanfare, mais en écho. Un écho rance, qui s’infiltrerait dans les blagues viriles de comptoir, les hashtags rageurs, les forums saturés de ressentiment. Il se glisse dans les « On ne peut plus rien dire », dans les regards torves jetés à #MeToo, ou dans le soupir d’un jeune homme qui se dirait fatigué « d’être accusé d’avance ». Mais il se glisse aussi ailleurs. Dans une réplique acide en plein débat : « Encore un coup des masculinistes ! » Une manière, parfois, de raccourcir toute contradiction, toute ambivalence, toute parole qui ne s’alignerait pas parfaitement sur les nouvelles normes progressistes. Comme si nommer un malaise masculin — fût-ce pour l’interroger — devenait déjà suspect. Et s’il revient, ce n'est pas le même. Il est plus jeune, plus souterrain, plus algorithmique. Moins dans la domination brute, plus dans la posture victimaire, stratégiquement recyclée. Un masculinisme mutant, insidieux, parfois même involontaire. S’agit-il d’un retour en arrière… ou d’un symptôme bien contemporain ?

Une société en mutation, et les hommes dans tout ça ?

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Pendant des siècles, la masculinité s’est construite sur des fondations solides : le père de famille, l’homme fort, celui qui protège et subvient aux besoins des siens.

Ce modèle a longtemps servi de repère. Il donnait un rôle clair aux hommes, une place, un sens.

Puis, tout a changé.

Les femmes ont conquis des droits, elles sont devenues indépendantes, elles ont revendiqué une égalité pleine et entière. Le modèle patriarcal a été remis en question, et avec lui, l’image traditionnelle de l’homme.

Ce bouleversement a ouvert des horizons, mais il a aussi laissé certains hommes face à un grand vide.

Si je ne suis plus celui qui décide, celui qui protège, celui qui pourvoit, alors qui suis-je ?

Cette question, profonde et existentielle, est au cœur de la montée du masculinisme.

Une fracture générationnelle bien réelle

En France, selon les dernières données du Haut Conseil à l'Égalité, un gouffre idéologique sépare désormais les jeunes femmes et les jeunes hommes.

Près de 30 points d’écart sur la perception des inégalités. Trente points. C’est énorme.

Alors que les jeunes filles adhèrent de plus en plus aux valeurs féministes, les garçons, eux, décrochent. Certains même s’enfoncent dans des positions conservatrices, hostiles, voire ouvertement antiféministes.

Le sentiment de persécution chez certains hommes

52 % des 25-34 ans estiment aujourd’hui qu’on "s’acharne sur les hommes".

Mais d’où vient ce malaise ? Pourquoi ce ressenti d’être "les nouvelles victimes", chez ceux que l’histoire a longtemps placés tout en haut de l’échelle ?

Une crise de la virilité ? Non, une crise de la symbolisation

Freud disait que lorsqu’un symptôme réapparaît, c’est qu’un travail de deuil n’a pas été fait.

Et c’est peut-être cela, le masculinisme d’aujourd’hui : un deuil qui ne passe pas.

Le deuil d’un modèle hégémonique, d’une masculinité toute-puissante, silencieuse, intouchable. Ce n’est pas la virilité qui souffre : c’est l’impossibilité pour certains de renoncer à sa forme ancienne.

Le psychanalyste Paul-Claude Racamier parlait de "contre-investissements délirants" lorsque le narcissisme est menacé. Le masculinisme, sous certains aspects, en est un : un contre-investissement réactionnel qui tente de colmater une brèche narcissique — la perte d’un statut idéalisé.

Le fantasme d’un âge d’or viril

Tout masculinisme repose sur un fantasme : celui d’un monde d’avant.

Un monde mythifié où "les hommes savaient être des hommes". Où l’autorité paternelle ne se discutait pas, où les rôles étaient clairs, genrés, hiérarchisés. Où l’on ne demandait pas à l’homme de parler de ses émotions mais de payer l’addition.

Mais de quoi parle-t-on au juste ?
Du silence émotionnel élevé au rang de vertu ?
Du pouvoir sans partage, version patriarcat 1.0 ?
Du droit de cuissage socialement validé et culturellement recyclé en "virilité naturelle" ?

Ce fantasme d’un âge d’or viril — comme tous les fantasmes — résiste à l’analyse.

Il ne vise ni le vrai ni le juste. Il vise le rassurant. Il fournit une enveloppe narrative à la jouissance perdue, un récit qui vient colmater l’angoisse de castration symbolique :

"Si je ne suis plus celui qui tient les rênes… qui suis-je ?"

Lacan l’a bien montré : le fantasme n’est pas une illusion, c’est une structure.

Il soutient le désir en organisant la scène sur laquelle le sujet peut tenir sa place.

Ici, cette scène est rétroprojetée : elle convoque un passé idéalisé, non pas pour le restaurer, mais pour éviter d’entrer dans le symbolique d’aujourd’hui — là où les places sont mouvantes, partagées, incertaines.

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Le masculinisme offre une réponse simple :

"Reste comme avant. Ne te questionne pas. Tiens bon. Replie-toi sur l’image de l’homme que tu crois avoir été."

Mais le psychisme, lui, ne supporte pas l’immobilité. Et ce que Lacan appelait le refoulé, quand il revient, ne demande jamais la permission. Il s’infiltre, il déborde, il s’exprime — souvent de manière violente, symptômatique, ou radicalisée.

C’est là que le masculinisme mute d’un simple refuge identitaire vers une idéologie défensive, où toute transformation du rapport homme-femme devient vécue comme une attaque.

Et où la demande d’égalité devient un affront personnel.

Masculinisme ou pulsion de mort sociale ?

Le retour du masculinisme peut se lire comme une réaction à la montée du féminin dans l’espace symbolique.

#MeToo, les avancées pour les droits LGBTQIA+, le langage inclusif, les débats sur la charge mentale…
Autant de secousses qui viennent ébranler la tour d’ivoire virile, longtemps érigée comme pilier inébranlable du lien social.

Dans Au-delà du principe de plaisir, Freud nomme la pulsion de mort comme cette force tournée vers la répétition, vers la désorganisation, vers la destruction du lien.
Le masculinisme radical — celui qui rejette toute remise en question, qui insulte, qui menace, qui nie les violences faites aux femmes — relève de cette logique mortifère.

Il ne s’agit plus seulement d’un repli identitaire, mais d’un refus actif de la transformation symbolique, d’un rejet de l’altérité, d’un sabotage du processus de subjectivation.

Cette logique se manifeste parfois de manière extrême, politique, géopolitique même.

👉 Pensons à l’Afghanistan des talibans, ou à l’Iran des mollahs, où le pouvoir masculin s’exerce par l’effacement pur et simple des femmes de l’espace public.
Interdiction d’école, de travail, de parole, de présence : l’exclusion du féminin devient littérale.
Ce n’est plus seulement une idéologie sexiste : c’est un programme d’effacement symbolique.

Ici, le masculin ne se contente plus de refuser le dialogue : il le supprime.

Ce n’est plus l’homme en crise : c’est l’ordre patriarcal devenu pulsion de mort sociale.

Une défense contre l’angoisse, oui — mais une défense qui tue le lien, qui interdit le conflit, qui veut faire taire le féminin plutôt que de l’entendre.

Le backlash n’est pas nouveau, mais il est plus jeune

Susan Faludi l’a magistralement montré dans Backlash (1991) : chaque avancée du féminisme est suivie d’un retour de bâton.

Mais cette fois, ce n’est pas seulement un retour. C’est une récupération algorithmique.

Les réseaux sociaux, les podcasts masculinistes, les vidéos virales sur TikTok ou YouTube mettent en scène des "coachs virils", des gourous de la domination masculine, ou des "anti-féministes assumés", qui récoltent des millions de vues.

Et qui les suit ? Des jeunes hommes. Parfois très jeunes.

On ne parle plus seulement de machisme.

On parle de socialisation de la haine.

Les nouveaux influenceurs masculinistes

🇺🇸 Donald Trump : le mâle alpha en mode télé-réalité

Avec Trump, la virilité devient un show permanent. C’est le patriarche en croisade, le roi des punchlines sexistes, le roi du monde dont l’arme fatale est… la grossièreté narcissique.

Il n’a pas besoin d’arguments. Il a des slogans, des casquettes rouges, et des mains (soi-disant) énormes.
Il éructe plus qu’il ne parle. Il coupe la parole, impose, ridiculise — tout ce qu’il faut pour plaire à ceux qui confondent leadership avec domination.

Freud aurait probablement souri devant ce tableau vivant du moi idéal hypertrophié, incapable de supporter la contradiction, encore moins la castration symbolique. Trump ne supporte pas de perdre, ni aux élections, ni au golf.

La psychanalyse dirait : fixation anale avec angoisse d’effondrement narcissique, masquée par une logorrhée virile.

Mais chez ses adeptes, ça fonctionne : il incarne une virilité d’un autre temps, simple, bruyante, binaire. L’homme qui ne doute jamais, même (et surtout) quand il a tort.

🇧🇷 Jair Bolsonaro : le père fouettard de la patrie

Bolsonaro, c’est le bon vieux macho sud-américain, Bible dans une main, kalachnikov dans l’autre.

Il parle "franchement", c’est-à-dire avec une misogynie à peine voilée, une homophobie criante, et une nostalgie affichée de la dictature.

Chez lui, le masculinisme prend la forme d’un ordre moral martial : le vrai homme est soldat, père, chef, hétéro, chrétien. Tout ce qui dévie de cette norme devient suspect, voire dangereux.

Il est l'incarnation du surmoi archaïque, intraitable, ultra-conservateur — celui qui condamne, punit, corrige. Le plaisir, le désir, le dialogue ? Trop féminins.

Interprétation psychanalytique : défense obsessionnelle contre l’ambiguïté, le féminin, le trouble identitaire.

Avec Bolsonaro, la virilité est un combat, pas un lien. C’est l’homme contre le monde, contre les femmes "trop bruyantes", contre les gays "dégénérés", contre les ONG, la planète et l’ONU si nécessaire.

🇷🇺 Vladimir Poutine : le tsar glacé de la virilité impériale

Poutine, c’est le fantasme de la virilité impassible.

Pas un mot plus haut que l’autre, mais une mise en scène millimétrée : torse nu dans la neige, à la pêche, en judo… Une masculinité de propagande, façon URSS 2.0.

Ici, le masculinisme se veut impérial et glacial. Pas de slogans. Des démonstrations de force.
Poutine ne tweete pas, il annexe. Il ne débat pas, il agit.

Son modèle ? Le père inébranlable, tout-puissant, silencieux. Celui qui n’écoute pas, ne cède pas, ne pleure jamais. L’homme comme rempart, comme forteresse.

Côté inconscient, on y verrait un surmoi de glace, figé, obsédé par le contrôle, prêt à tout pour éviter la moindre faille.

Le féminin ? Dissident.
Le queer ? Dégénérescence occidentale.
Le doute ? Un signe de faiblesse.
L’humanité ? Accessoire diplomatique.

Bref, le masculinisme dans sa forme géopolitique armée.

🇺🇸 Elon Musk : le virilisme du génie solitaire, libertarien et céleste

Chez Musk, le masculinisme ne passe pas par les cris ou les armes, mais par les fusées et les algorithmes.

Il ne brandit pas ses muscles, mais ses fusées – ces phallus technologiques dressés vers le ciel, propulsés à coups de milliards et de tweets provocateurs.

Son image est celle du génie solitaire, incompris, en croisade contre les normes, les conventions sociales et le politiquement correct. Il se rêve hors système, tout en pesant sur les bourses mondiales et les imaginaires collectifs.

Ce n’est plus l’homme fort à cheval, c’est l’homme qui veut coloniser Mars, et qui regarde la Terre comme un terrain de jeu dysfonctionnel.

Dans une lecture psychanalytique, Musk incarne le fantasme du phallus absolu, auto-suffisant, créateur d’univers, déconnecté du symbolique ordinaire. Il veut transcender le corps, abolir la mort, déjouer les lois – même celles du langage. Ce n’est plus le père de famille, c’est le père cosmique.

Mais derrière cette toute-puissance apparente, il y a une autre logique à l’œuvre : celle du refus des limites, du refus de l'altérité, de la vulnérabilité. Il ne s’agit plus d’être homme dans le lien, mais homme contre, homme au-dessus.

Le masculinisme version Musk, c’est le surmoi technologique qui méprise le care, la parole, le compromis. Il parle d’avenir, mais rejoue l’éternel fantasme d’un masculin omnipotent, délié du réel, suspendu au-dessus de la mêlée.

Le masculinisme comme refus du miroir

La psychanalyse nous enseigne que toute construction identitaire passe par le regard de l’Autre.

Le bébé, dans le stade du miroir (Lacan), ne se reconnaît comme sujet que par le biais de l’image que l’Autre lui renvoie.

Mais que se passe-t-il si cet Autre (les femmes, la société, les institutions) ne renvoie plus une image idéalisée, mais une image questionnante, critique, ambivalente ?

C’est là que surgit le refus du miroir.

Le masculiniste ne veut pas être vu autrement. Il réclame le retour d’un regard complaisant, d’un reflet glorieux.
Et si ce reflet ne vient pas, il accuse. Il se venge. Il rejette.

Clinique du masculin blessé

En cabinet, cette crise du masculin ne se hurle pas — elle s’entend, elle s’infiltre, elle affleure dans les silences ou dans l'ironie défensive.

Elle se devine dans des formulations répétées, dans une posture qui vacille entre retrait et justification.

Des patients jeunes, brillants, sensibles, mais en lutte contre une honte sourde, persistante, inqualifiable.
Celle d’être "trop gentil", "pas assez viril", "pas assez alpha", comme s’ils étaient fautifs de ne pas correspondre à une norme qu’eux-mêmes ne cautionnent pas.

Des hommes qui ne veulent pas dominer… mais qui ne veulent pas non plus disparaître.

Pris entre deux impasses :

– celle d’un masculin caricatural, tout-puissant, vertical, saturé d'injonctions à performer ;
– et celle d’une dépossession anxieuse, où toute affirmation de soi semble immédiatement suspecte, voire toxique.

Entre ces deux extrêmes, le sujet masculin cherche un lieu d’être.

Un lieu où la puissance ne serait pas domination, où la vulnérabilité ne serait pas effacement.
Un lieu encore mal nommé, mal balisé, peu représenté, mais que la psychanalyse peut accompagner, accueillir, ouvrir.

Non pas pour dire aux hommes qui ils doivent être.

Mais pour les aider à se désidentifier des modèles hégémoniques, sans pour autant perdre leur consistance psychique.
Trouver un masculin désarmé du pouvoir, mais pas désubjectivé.
Un masculin qui ne soit ni dans l’opposition, ni dans la dissolution, mais dans la relation — au désir, au langage, à l’autre.

Et plus tôt encore, chez les adolescents, ce malaise du masculin ne prend pas toujours la forme d’un cri, ni d’une revendication viriliste.Il s’exprime parfois dans un silence opaque, un retrait numérique, un désinvestissement du corps. C’est dans ce terrain-là que se joue aujourd’hui une part silencieuse mais massive de la crise du masculin.

Virilité adolescente à l’ère numérique : un corps sans lieu, un désir sans Autre

Ils sont là, mais ailleurs. Dans leur chambre, porte fermée, casque vissé sur les oreilles, écran allumé en continu.

Le monde extérieur les effraie ou les indiffère. Ils préfèrent "l’abri bleu des pixels", où le réel ne mord pas, où les affects se taisent, où "le masculin peut se simuler sans se risquer."

Ces adolescents, nombreux aujourd’hui, ne contestent pas le féminin : ils l’évitent. Ils n’élèvent pas la voix contre les femmes : ils "se terrent".

Leur virilité se joue sur des serveurs en ligne, à coups de réflexes millimétrés, de statuts à débloquer, d’armes à améliorer.

Le repli adolescent et le désinvestissement du corps

Leur corps, souvent nié, ne sert plus qu’à maintenir l’illusion d’un contrôle : "ne pas sentir, ne pas flancher, ne pas faillir."

Et quand la pulsion surgit, elle est redirigée vers la pornographie, cet imaginaire aseptisé où tout est accessible, sans dialogue, sans détour, sans émotion.  Un sexe sans partenaire. Un fantasme sans altérité. Un plaisir hors transfert, hors rencontre, hors sujet.

Ils ne veulent pas dominer.  Mais ils ne savent pas comment exister sans l’ancien modèle viril. Et dans ce flou, ils préfèrent le retrait au risque, le fantasme maîtrisé à la réalité imprévisible. La solitude devient mode d’être, l’excitation devient écran de l’angoisse.

En séance, ce retrait s’écoute dans les silences, les phrases figées, les regards qui s’évitent.

Ces adolescents ne sont pas sans intelligence, sans désir ou sans sensibilité. Mais ils ne savent pas comment faire passer quoi que ce soit par leur corps ou par leur parole. Ils n’ont pas déserté le monde : ils n’ont pas trouvé leur place dans son récit. Et personne ne leur a tendu la main pour leur dire que la virilité n’était pas une performance, une lutte ou un devoir, mais un mouvement vivant, un espace à habiter.

La psychanalyse n’impose ici aucune norme, aucun modèle.

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Elle propose un cadre stable là où tout vacille, une adresse là où tout s'effondre, un autre là où règne le même.

Dans le lent travail du transfert, le masculin peut redevenir un devenir, un lieu en mouvement, traversé de doutes, de manques, de mots — et non un costume figé à porter seul, dans la pénombre.

Face au masculinisme : la voie du tiers symbolique

Le piège serait de répondre au masculinisme par un mépris.

La psychanalyse, elle, écoute ce malaise sans le flatter.
Elle interroge ce qui, derrière les postures virilistes, cache une angoisse d’effondrement narcissique, une peur de la perte, une faille dans la filiation.

Il ne s’agit pas de dire aux hommes qui ils doivent être.
Mais de les inviter à penser qu’ils ne sont pas tenus d’incarner un rôle archaïque pour exister.

Il y a d’autres masculinités possibles.
Il y a des hommes qui pleurent, qui soignent, qui écoutent, qui doutent, qui créent.
Et ces hommes-là ne sont pas moins virils. Ils sont en train d’inventer quelque chose. Une autre façon d’habiter leur genre. Leur désir. Leur histoire.

Ce que le retour du masculinisme nous apprend

Le masculinisme n’est pas seulement un danger politique.

C’est un indicateur clinique et social.

Il nous montre que les mutations contemporaines touchent au plus intime : à l’identité, au désir, au sentiment d’exister.

Face à lui, notre rôle n’est pas de moraliser.

C’est d’interpréter. De nommer. D’ouvrir d’autres possibles.

Et peut-être surtout : de ne pas abandonner les jeunes hommes à la haine comme seul récit de leur virilité.

« Le masculinisme revient. Mais rien ne dit qu’il doive gagner. À condition d’oser penser le masculin autrement. »

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Par Frédérique Korzine,
psychanalyste à Versailles
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