Qu’est-ce que l’angoisse post-partum ?
8/4/2025

Qu’est-ce que l’angoisse post-partum ?

La maternité est souvent dépeinte sous les traits d’un bonheur absolu, d’un épanouissement profond et de la réalisation d’un rêve. Pourtant, derrière les photos souriantes et les clichés attendrissants, certaines femmes traversent une expérience bien plus complexe, parfois marquée par une angoisse sourde, profonde, voire paralysante : l’angoisse post-partum. Cette forme d’angoisse reste encore peu connue du grand public et parfois même minimisée, tant elle semble contredire l’image idéalisée de la maternité. Pourtant, elle est bien réelle, fréquente et mérite d’être comprise, accueillie et accompagnée.Dans cet article, je vous propose d’explorer ensemble cette réalité psychique souvent silencieuse, en donnant à l’angoisse post-partum la place qu’elle mérite dans la clinique et la parole des femmes.

Quand l’angoisse prend le relais après l’accouchement

De quoi parle-t-on exactement lorsque l’on évoque l’angoisse post-partum ?

Il est essentiel de ne pas la confondre avec le baby blues, une réaction émotionnelle fréquente qui survient dans les premiers jours après l’accouchement. Le baby blues se manifeste souvent par des pleurs fréquents, une grande émotivité et une impression de vulnérabilité, mais il tend à disparaître spontanément en quelques jours.

L’angoisse post-partum nécessite souvent un accompagnement psychologique spécifique Thérapie individuelle à Versailles.

L’angoisse post-partum, en revanche, est d’une toute autre nature.

Plus profonde, plus persistante, elle ne se résorbe pas naturellement en quelques jours. Cette forme d’angoisse après l’accouchement peut prendre plusieurs visages :

  • Une peur intense de ne pas être à la hauteur dans son rôle de mère.
  • Des pensées envahissantes concernant la santé ou la sécurité du bébé.
  • De véritables crises d’angoisse post-partum avec palpitations, oppression thoracique, sueurs, et un sentiment de catastrophe imminente.
  • Une hypervigilance permanente, qui épuise physiquement et psychologiquement.
  • Des troubles du sommeil liés à l’anxiété post-partum, bien au-delà des simples réveils nocturnes du nourrisson.
  • Un sentiment de perte de contrôle, parfois même de déréalisation ou de dépersonnalisation.

Certaines femmes expriment ce qu’elles vivent à travers des phrases bouleversantes :
« Je suis devenue une autre », « Je ne me reconnais plus », « J’ai peur tout le temps », ou encore « Je me sens incapable de m’occuper de mon bébé ». Ces témoignages traduisent l’intensité et la violence de l’angoisse post-partum qui peut s’installer insidieusement dans le psychisme maternel.

Une épreuve souvent silencieuse et honteuse

Si l’angoisse post-partum est déjà difficile à vivre sur le plan émotionnel et psychologique, elle l’est d’autant plus qu’elle reste souvent invisible et tue. Pourquoi ?

Parce qu’elle va à l’encontre des attentes sociales qui pèsent sur la jeune mère. La pression sociale autour de la maternité est immense : il faudrait être une mère épanouie, radieuse, forte, aimante, et surtout parfaitement compétente dès la naissance du bébé. Cette injonction au bonheur maternel rend l’angoisse post-partum presque taboue.

De nombreuses femmes n’osent pas parler de leurs angoisses ni de leurs difficultés émotionnelles après l’accouchement. Elles craignent d’être jugées, incomprises, ou pire, d’être perçues comme de mauvaises mères. Certaines s’isolent peu à peu et tentent de « gérer » seules leurs symptômes d’angoisse post-partum, ce qui a souvent pour effet d’aggraver l’angoisse et d’augmenter la culpabilité maternelle.

Or, c’est précisément dans ce silence que l’angoisse post-partum s’installe et se renforce. Tant qu’elle n’est pas nommée, reconnue, et écoutée, elle peut devenir véritablement insupportable. Briser ce silence est une étape essentielle pour amorcer un chemin de soulagement et de guérison.

Les racines psychiques de l’angoisse post-partum

L’angoisse post-partum ne surgit pas par hasard.

Il est fondamental de comprendre qu’elle s’enracine dans l’histoire psychique de la femme et dans les profonds remaniements émotionnels qu’implique l’arrivée d’un enfant.

Devenir mère n’est pas seulement un événement biologique ou social. C’est une véritable traversée intérieure, une expérience intense où s’entrelacent le présent et l’inconscient. Donner naissance à un bébé, c’est aussi être confrontée à sa propre histoire d’enfant, à ses manques, ses deuils, ses blessures psychiques parfois enfouies. À travers l’expérience de la maternité, des figures de l’enfance et de la parentalité ressurgissent et peuvent réactiver des conflits internes anciens.

Parfois, une thérapie familiale à Versailles peut être indiquée si l’angoisse post-partum réactive de lourds conflits familiaux.

Comme l’a décrit la psychanalyste Monique Bydlowski, la maternité provoque ce qu’elle nomme la transparence psychique : une sorte d’ouverture de l’inconscient qui rend la mère particulièrement vulnérable aux mouvements émotionnels et aux souvenirs anciens. Des angoisses infantiles, des sentiments d’abandon, ou encore de profondes insécurités peuvent refaire surface et envahir le quotidien.

L’angoisse post-partum devient alors l’expression d’une rencontre parfois brutale entre l’inconscient et le présent maternel. Il ne s’agit en aucun cas d’un signe de faiblesse ou d’incapacité, mais bien d’une manifestation d’un travail psychique intense et nécessaire.

Si vous souhaitez être accompagnée, n’hésitez pas à prendre rendez-vous pour un premier échange.

Quand l’enfant devient objet d’angoisse

L’angoisse post-partum se manifeste souvent par la place centrale et parfois envahissante qu’occupe l’enfant dans les pensées et les craintes de la mère.

Cet enfant, pourtant tant attendu et tant désiré, devient – paradoxalement – l’objet même de l’angoisse.

Les pensées intrusives sont particulièrement courantes dans l’angoisse post-partum. Parmi elles : la peur de faire du mal à son bébé, la crainte de l’étouffer en dormant, ou encore la peur qu’il meure subitement sans raison apparente. Ces pensées angoissantes sont extrêmement bouleversantes et souvent sources d’une culpabilité maternelle intense, tant elles semblent inacceptables.

Si vous êtes concernée, sachez que ces pensées intrusives sont bien plus fréquentes que ce que l’on imagine. Elles ne traduisent en aucun cas un désir de nuire, mais représentent une manière pour l’angoisse post-partum de se matérialiser. L’esprit, submergé par l’ampleur de la responsabilité et par l’intensité de l’attachement, produit ces scénarios dramatiques comme une tentative de gérer la charge émotionnelle.

Ces pensées anxieuses ne sont pas le signe d’une menace réelle. Elles traduisent, au contraire, que la mère est profondément bouleversée par la conscience de son rôle, de sa responsabilité vitale et de son amour pour son enfant. Derrière cette angoisse se cache bien souvent une immense tendresse, mais aussi une fragilité psychique temporaire qu’il est important d’accueillir et de reconnaître.

Quels sont les facteurs de risque ?

Certaines situations augmentent la probabilité de vivre une angoisse post-partum après l’accouchement.

Ces facteurs de risque sont importants à connaître pour mieux comprendre l’origine de cette souffrance psychique :

  • Des antécédents d’anxiété, de dépression ou de troubles psychiques.
  • Une grossesse difficile, que ce soit sur le plan médical ou émotionnel.
  • Un accouchement traumatique (urgence, douleur extrême, complication).
  • Un manque de soutien familial ou un isolement social marqué.
  • Une fatigue intense et chronique, accentuée par les manques de sommeil.
  • Des attentes irréalistes vis-à-vis de soi-même et du rôle de mère.
  • Des expériences d’attachement insécurisant vécues pendant l’enfance.

Cependant, il est essentiel de souligner que l’angoisse post-partum peut survenir même en l’absence de ces facteurs de risque. De nombreuses femmes, sans situation particulière de fragilité préalable, peuvent se retrouver déstabilisées et submergées par une angoisse post-natale intense. Ce n’est ni une question de volonté, ni de force de caractère, mais bien le reflet d’un processus psychique complexe.

Comment reconnaître et accueillir l’angoisse post-partum ?

Le premier pas pour sortir de l’angoisse post-partum est souvent de parvenir à la reconnaître et à la nommer.

Oser dire que vous vous sentez angoissée, épuisée, que vous êtes submergée par des peurs et des pensées envahissantes, c’est déjà créer un espace où l’angoisse post-natale peut commencer à être apaisée.

L’entourage joue ici un rôle fondamental. Plus que jamais, il est crucial d’être entourée de personnes bienveillantes, capables d’écouter sans juger, de valider ce que vous traversez. Parfois, une simple parole réconfortante, le soutien d’une amie, d’un partenaire, ou d’un professionnel suffit à alléger, même légèrement, la charge de l’angoisse post-partum.

Le partenaire peut aussi, parfois, trouver du soutien via une thérapie de couple à Versailles pour accompagner cette étape.

Mais dans d’autres cas, cela ne suffit pas. Lorsque l’angoisse devient trop envahissante, qu’elle perturbe votre sommeil, votre alimentation, ou qu’elle vous conduit à un isolement profond, il est impératif de consulter un professionnel de la santé mentale. Qu’il s’agisse d’un psychologue, d’un psychanalyste, d’un psychiatre, ou d’une sage-femme spécialisée dans l’accompagnement psychique post-partum, un accompagnement adapté peut vous aider à traverser cette période difficile et à retrouver progressivement un mieux-être.

La psychanalyse à Versailles parle de transparence psychique pour désigner ce remaniement profond.

Que peut le travail psychothérapeutique ?

La thérapie post-partum est souvent un espace privilégié pour accompagner et traverser l’angoisse post-partum.

Il ne s’agit pas de la faire disparaître par magie, mais bien de l’accueillir, de la penser, de l’élaborer et surtout de lui donner du sens.

En psychothérapie, il devient possible de :

  • Explorer l’histoire singulière de la patiente et son vécu émotionnel.
  • Mettre en lien l’angoisse post-partum avec d’éventuelles blessures anciennes, souvent issues de l’enfance ou de l’histoire familiale.
  • Accueillir sans jugement les affects violents, les émotions ambivalentes ou les peurs envers l’enfant.
  • Apaiser la culpabilité et la honte souvent associées à ces angoisses.
  • Retrouver progressivement un lien plus serein avec soi-même et avec le bébé.

Ce travail thérapeutique, souvent soutenu par la parole et l’écoute bienveillante, permet à la mère de redevenir pleinement sujet, de ne plus se sentir totalement débordée par l’angoisse post-partum, et de réinvestir son rôle maternel sans s’y engloutir.

Certaines femmes, grâce à un travail en hypnose périnatale à Versailles ou en thérapie, parviennent à mieux traverser le baby blues ou l’angoisse post-partum.

Parler d’angoisse post-partum, c’est aussi parler de culture

Il serait réducteur de limiter l’angoisse post-partum à une question purement individuelle ou psychique.

Cette souffrance maternelle est aussi le reflet d’un contexte culturel et d’une organisation sociale qui laissent trop souvent les femmes seules face à leurs responsabilités, leurs doutes et leurs questionnements.

Dans nos sociétés occidentales modernes, l’idéalisation de la maternité coexiste paradoxalement avec l’isolement des mères. Le tissu familial est parfois distendu, les réseaux de soutien réduits, et les attentes sociales envers les mères sont immenses. La parentalité, qui fut longtemps un projet collectif, est aujourd’hui trop souvent vécue comme un projet individuel, dans lequel la femme se retrouve seule face à l’ampleur de la tâche.

Il est important de rappeler que la maternité n’a jamais été pensée pour être portée isolément. L’angoisse post-partum est aussi, et peut-être surtout, le symptôme d’une société qui ne soutient pas suffisamment ses mères et qui minimise les besoins affectifs, le soutien émotionnel et l’accompagnement psychique nécessaires après l’accouchement.

Sortir du silence, c’est déjà soigner

Si vous vivez cela, vous n’êtes pas seule : l’angoisse post-partum est compréhensible et soignable

Que vous soyez directement concernée ou que vous accompagniez une personne en proie à l’angoisse post-partum, sachez que ce phénomène est à la fois compréhensible, profondément humain, et surtout, soignable.

Le simple fait d’oser en parler, de mettre des mots sur ce que vous ressentez, d’exprimer la vérité de l’expérience maternelle, constitue déjà une forme de soutien et de soin. L’angoisse post-partum ne fait pas de vous une mauvaise mère — bien au contraire. Elle témoigne de l’intensité du remaniement psychique que vous traversez et du lien d’attachement que vous cherchez à construire, parfois douloureusement, avec votre bébé.

Ce que vous ressentez mérite d’être entendu, reconnu, et accompagné. Il est possible de trouver du soutien psychologique et de s’orienter vers une prise en charge thérapeutique adaptée.

Pour aller plus loin

  • Bydlowski M., Maternité et naissance : l’épreuve de la transparence psychique, PUF
  • Lebovici S., La construction de la parentalité
  • Winnicott D.W., Jeu et réalité
  • Anzieu D., Le Moi-peau

F.A.Q. Angoisse post-partum

Quelle est la différence entre baby blues et angoisse post-partum ?

Le baby blues survient généralement dans les jours qui suivent l’accouchement.

Il se manifeste par une hypersensibilité, des pleurs fréquents, des sautes d’humeur et une sensation de vulnérabilité. Ce phénomène est transitoire et disparaît spontanément en quelques jours.
L’angoisse post-partum, quant à elle, est bien plus intense, persistante et parfois invasive. Elle se traduit par une anxiété constante, des crises d’angoisse, une hypervigilance et parfois des pensées obsédantes. Sans accompagnement psychologique, elle peut durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Contrairement au baby blues, elle nécessite souvent un soutien spécifique.

Peut-on souffrir d’angoisse post-partum plusieurs mois après la naissance ?

Oui, l’angoisse post-partum peut apparaître plusieurs mois après la naissance du bébé.

Certaines femmes la voient émerger plus tardivement, souvent à l’occasion d’un événement déclencheur : fatigue chronique, manque de soutien, retour au travail, ou augmentation des responsabilités parentales. Il arrive aussi que l’angoisse surgisse lorsque le bébé devient plus interactif. Ce décalage temporel n’est pas rare et mérite d’être reconnu et accompagné.

Peut-on avoir de l’angoisse post-partum sans jamais avoir eu d’anxiété avant ?

Tout à fait. De nombreuses femmes qui n’ont jamais connu d’anxiété ou de troubles psychiques avant la maternité peuvent développer une angoisse post-partum.

La naissance d’un enfant provoque un remaniement psychique si intense qu’il peut déclencher une angoisse, même en l’absence de toute prédisposition. La peur de mal faire, le sentiment d’hyper-responsabilité, et le retour inconscient à sa propre histoire d’enfant sont parfois suffisants pour générer cette angoisse.

Pourquoi certaines mères ont-elles des pensées violentes ou effrayantes ?

Les pensées intrusives sont fréquentes dans l’angoisse post-partum.

Elles traduisent l’intensité de l’attachement et la peur de ne pas réussir à bien s’occuper de son enfant. Elles n’expriment pas un désir de nuire, mais bien la manière dont l’angoisse tente de se représenter. Ces images effrayantes surviennent souvent lorsque les émotions sont trop fortes pour être directement exprimées. Paradoxalement, elles sont le signe d’une grande responsabilité affective et d’un amour profond pour l’enfant.

L’angoisse post-partum peut-elle conduire à une dépression ?

Oui, l’angoisse post-partum peut, si elle est prolongée et non accompagnée, évoluer vers une dépression post-partum. L’épuisement, l’isolement, et la culpabilité peuvent favoriser l’installation d’un état dépressif.

Cependant, ce n’est pas automatique. On peut souffrir d’angoisse sans être dépressive. Un repérage précoce et un accompagnement adapté permettent bien souvent d’éviter cette évolution.

Quel est le rôle du père ou du conjoint face à l’angoisse post-partum ?

Le conjoint ou partenaire joue un rôle essentiel face à l’angoisse post-partum.

Il ne s’agit pas d’apporter des solutions immédiates, mais d’être présent, d’écouter, de valider les émotions de la mère sans les minimiser. Soutenir la mère dans ses difficultés, l’encourager à parler, alléger le quotidien, et parfois participer à la démarche thérapeutique sont des gestes précieux. La présence et la bienveillance du partenaire permettent souvent d’atténuer l’isolement et de sécuriser la mère.

Que faire si l’angoisse post-partum devient insupportable ?

Si l’angoisse post-partum devient trop intense, qu’elle isole, épuise, ou empêche de vivre sereinement, il est essentiel de consulter un professionnel : sage-femme, psychologue, psychanalyste ou psychiatre.

Un accompagnement psychothérapeutique permettra de mieux comprendre l’angoisse, de lui donner du sens, et d’en sortir progressivement. Parfois, un traitement médicamenteux temporaire peut être envisagé en complément.

L’angoisse post-partum disparaît-elle d’elle-même ?

Parfois, l’angoisse post-partum peut s’atténuer naturellement si la mère est bien entourée et qu’elle ose en parler.

Mais bien souvent, sans aide extérieure, elle se prolonge ou s’aggrave. La fatigue, l’isolement et la culpabilité renforcent son installation. Un accompagnement professionnel, même ponctuel, permet de mieux comprendre ce que cette angoisse exprime et d’y faire face plus efficacement.

Peut-on prévenir l’angoisse post-partum ?

Il n’est pas toujours possible de l’éviter complètement, mais certains facteurs protecteurs existent.

Être soutenue pendant la grossesse, parler librement de ses peurs, se préparer aux réalités du post-partum, et bénéficier d’un réseau de soutien après la naissance réduisent considérablement les risques. Un suivi psychologique prénatal est recommandé en cas d’antécédents anxieux ou dépressifs. Prévenir l’angoisse post-partum, c’est aussi accepter la complexité de la maternité et ne pas chercher à être une mère parfaite.

Faut-il avoir honte de ressentir de l’angoisse post-partum ?

Non, il n’y a aucune honte à ressentir de l’angoisse post-partum. Elle ne fait pas de vous une mauvaise mère.

Elle témoigne d’un profond remaniement psychique, parfois douloureux, mais humain et traversé par de nombreuses femmes. Oser en parler, accepter ses émotions, c’est déjà commencer à prendre soin de soi et se donner la possibilité de retrouver un lien plus apaisé avec son enfant.

Par Frédérique Korzine,
psychanalyste à Versailles
Pour un soutien personnel ou professionnel, je vous propose un suivi adapté à vos besoins favorisant bien-être et épanouissement, à Versailles.

Psychanalyse, hypnose, coaching, supervision et thérapies brèves.

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