Ou plutôt passif, ou plutôt agressif ? On vous a déjà reproché d’être « passif-agressif » ? Peut-être avez-vous même entendu cette expression sans vraiment comprendre ce qu’elle signifie. Il est vrai qu’elle est devenue à la mode ces dernières années, rejoignant d’autres termes psychologiques populaires comme « pervers narcissique » ou « bipolaire ». Mais qu’est-ce que cela signifie réellement ? L’expression « passif-agressif » est aujourd’hui couramment utilisée pour décrire une personne qui manifeste son hostilité de manière indirecte. Ce comportement peut se traduire par des retards répétés, des silences prolongés, des sarcasmes déguisés en plaisanteries, ou encore une forme de résistance subtile face à une autorité ou une demande.
Il l’emploie pour décrire le comportement de certains soldats qui, au lieu d’exprimer directement leur colère contre leurs supérieurs, manifestaient leur frustration par des actes d’opposition passive : non-respect des ordres, retard volontaire, négligence apparente.
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Depuis, ce concept s’est élargi et s’est ancré dans le vocabulaire de la psychologie et du monde du travail. Il est même devenu un diagnostic clinique dans le DSM-III (le manuel de classification des troubles mentaux), avant d’être retiré dans les éditions suivantes en raison de son caractère trop large et difficile à mesurer scientifiquement.
Il peut être le symptôme d’un mal-être plus profond, d’un trouble de la personnalité, ou d’une difficulté à gérer ses émotions et ses frustrations de façon saine.
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On assiste ainsi à une mutation de nos interactions sociales : la confrontation directe est évitée, remplacée par des remarques sarcastiques, des oublis stratégiques ou des comportements ambivalents. Une tendance accentuée par les nouvelles technologies, où l’expression des conflits se fait souvent par messages interposés, laissant place à une multitude de malentendus et d’interprétations.
À un degré ou à un autre, chacun a pu adopter ce type de comportement dans certaines situations. Cependant, la vraie question est : ce mode de communication est-il récurrent et nuisible à vos relations ?
Loin des cris et des conflits ouverts, il se manifeste par des refus silencieux, des sourires ironiques, des oublis opportunistes ou des retards systématiques.
Alors qu’un individu ouvertement agressif exprime directement son mécontentement par des paroles dures ou des actes impulsifs, le passif-agressif, lui, cache son hostilité derrière des comportements ambigus. Son opposition s’exprime à travers des actes de sabotage déguisés, créant chez l’autre une frustration diffuse, un malaise difficile à nommer.
Une personne peut sembler coopérative en apparence tout en sabordant activement une relation ou une tâche. Ce type de comportement est souvent associé à un profond mal-être, à des difficultés à exprimer ses émotions de manière directe et assertive.
Dans un cadre psychologique, il a longtemps été considéré comme un trouble de la personnalité passif-agressive, bien que ce diagnostic ait disparu du DSM-IV. Toutefois, il demeure un mode de communication problématique, souvent utilisé pour éviter le conflit tout en exerçant une forme de contrôle sur autrui.
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Reporter sans cesse une tâche, surtout lorsqu’elle est demandée par une figure d’autorité (parent, supérieur, conjoint).
« Ah mince, j'avais complètement oublié de répondre à ton message... », une façon déguisée d'éviter une demande sans en assumer la responsabilité.
Dire « oui » à une requête, mais ne jamais la réaliser correctement, ou de manière volontairement incomplète.
« Oh, bien sûr, fais comme tu veux, moi je m’adapte… », une manière de manifester son mécontentement sans confrontation directe.
Se plaindre que les autres sont injustes, exagérer la sévérité des critiques reçues pour retourner la situation en sa faveur.
Faire traîner les choses, exprimer des frustrations à travers des comportements d’opposition silencieux, mais persistants.
Un passif-agressif peut sourire tout en lançant une remarque cinglante, rendant difficile l’identification de son agressivité.
Prendre du retard volontairement, rendre un travail médiocre, oublier des engagements sans assumer l’intentionnalité.
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D’où vient cette manière d’exprimer son agressivité ? Plusieurs facteurs psychologiques et environnementaux peuvent l’expliquer :
Un enfant élevé dans un environnement où la colère ou le désaccord est interdit apprend à réprimer ses frustrations. Au lieu d’exprimer directement son mécontentement, il développe des stratégies d’opposition masquées.
Dans certains cas, une mère ou un père trop autoritaire ne laisse pas de place à l’expression émotionnelle de l’enfant. Ce dernier va alors apprendre à feindre l’obéissance tout en trouvant des moyens indirects d’exprimer sa résistance.
🗣 « Ne contredis pas les adultes. »
🗣 « Fais ce qu’on te dit sans poser de questions. »
Ces injonctions, souvent répétées dans l’enfance, poussent l’individu à développer une forme d’opposition passive, faute de pouvoir s’affirmer autrement.
Le conflit leur est source d’angoisse, et ils préfèrent l’éviter coûte que coûte. Cependant, leurs frustrations restent présentes et finissent par se manifester sous une forme détournée.
On retrouve ce schéma dans certaines personnalités évitantes, qui redoutent les tensions relationnelles et préfèrent manipuler subtilement la situation pour éviter un affrontement frontal.
👉 Un père absent ou une mère critique et envahissante peut créer un climat où l’enfant apprend à disqualifier ses propres émotions. L’enfant ne peut exprimer librement sa colère ou ses besoins, et doit développer des stratégies d’adaptation pour éviter les reproches ou les punitions.
👉 Un enfant ayant vécu dans un environnement instable ou conflictuel peut développer un mode de communication basé sur la manipulation émotionnelle. Il a appris que l’expression directe de son mécontentement pouvait être risquée, alors il opte pour une agressivité plus subtile, plus difficile à détecter.
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Résultat : elles disent le contraire de ce qu’elles pensent, adoptent une attitude ambiguë, et renvoient à leur entourage un message confus.
Ce phénomène est particulièrement fréquent chez les personnalités introverties, qui préfèrent éviter les confrontations, mais ressentent malgré tout des émotions fortes.
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Dans certains cas, une personne passif-agressive peut aussi souffrir de dépression latente, où l’hostilité refoulée se manifeste par une opposition systématique à toute contrainte extérieure.
Le comportement passif-agressif peut être extrêmement frustrant pour l’entourage et destructeur pour la personne elle-même. Il empêche une communication saine et alimente des tensions invisibles dans les relations.
En identifiant ces comportements et leurs causes, il devient possible d’apprendre à mieux communiquer, à gérer les frustrations et à transformer une agressivité latente en une assertivité positive.
Ce type d’attitude crée un climat relationnel ambigu, où l’agressivité n’est jamais exprimée clairement, mais se fait ressentir à travers des non-dits, des comportements de sabotage ou des remarques empoisonnées.
💬 Exemple typique :
🔎 Pourquoi ?
Dans le couple, le passif-agressif évite l'affrontement direct car il a peur du rejet, du conflit ou ne sait pas comment exprimer ses frustrations sainement. Il préfère donc utiliser des stratégies d’évitement pour exprimer son malaise sans en assumer la responsabilité.
🔹 Conséquences :
Un parent passif-agressif peut exprimer sa frustration, son insatisfaction ou son besoin de contrôle à travers des attitudes détournées, souvent en jouant sur la culpabilité de l’enfant.
💬 Exemple typique :
🔎 Pourquoi ?
Certains parents, notamment ceux qui ont eux-mêmes grandi dans un environnement où l’affirmation de soi était difficile, ont du mal à exprimer directement leurs attentes et frustrations. Ils préfèrent donc utiliser la culpabilisation et les sous-entendus pour faire passer un message.
🔹 Conséquences :
🛠 Comment réagir ?
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💬 Exemple typique :
🔎 Pourquoi ?
Les employés qui adoptent ce type de comportement ont souvent une rancœur latente envers leurs collègues ou leur hiérarchie. Comme ils ne peuvent pas l’exprimer ouvertement (par peur des répercussions, de perdre leur emploi, etc.), ils utilisent des stratégies d’opposition passive.
🔹 Conséquences :
🛠 Comment réagir ?
💬 Exemple typique :
🔎 Pourquoi ?
Certaines personnes ont du mal à exprimer clairement leurs besoins et attentes dans une amitié. Elles peuvent avoir peur du rejet et préfèrent faire sentir leur frustration de manière détournée plutôt que d’oser demander directement ce qu’elles attendent.
🔹 Conséquences :
🛠 Comment réagir ?
Comme l’hostilité est exprimée de manière indirecte et ambiguë, les proches se retrouvent souvent dans une position inconfortable, oscillant entre la culpabilité, la colère et la confusion.
Les conséquences ne sont pas seulement relationnelles : ce mode de communication peut aussi impacter profondément la santé mentale et émotionnelle de ceux qui le subissent.
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📌 Pourquoi ?
💬 Exemple typique :
🔹 Conséquences :
🛠 Comment y remédier ?
📌 Pourquoi ?
💬 Exemple typique :
🔹 Conséquences :
🛠 Comment y remédier ?
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📌 Pourquoi ?
💬 Exemple typique :
🔹 Conséquences :
🛠 Comment y remédier ?
📌 Pourquoi ?
💬 Exemple typique :
🔹 Conséquences :
🛠 Comment y remédier ?
✔ Prendre conscience du problème : La première étape est d’identifier et nommer son comportement. Se demander : « Ai-je tendance à exprimer mon mécontentement de manière indirecte ? »
✔ Apprendre à exprimer ses émotions : Plutôt que de passer par des détours, s’exercer à formuler ses ressentis de façon directe et constructive. Exemple : « Quand tu fais cela, je me sens frustré(e) » au lieu d’une remarque sarcastique.
✔ Travailler sur les blessures du passé : Souvent, ce mode de communication provient d’une peur du conflit héritée de l’enfance. Un accompagnement en thérapie peut aider à comprendre les origines de cette difficulté et à y remédier.
✔ Éviter la victimisation : Accepter que ses émotions et choix sont sous sa propre responsabilité, plutôt que de faire porter aux autres le poids de ses frustrations.
✔ Rester calme et factuel : Ne pas se laisser entraîner dans l’émotionnel. Pointer avec bienveillance mais fermeté les contradictions : « Tu dis que ça ne te dérange pas, mais ton attitude montre le contraire. Peux-tu me dire ce qui te dérange vraiment ? »
✔ Établir des limites claires : Il est essentiel de ne pas tolérer les manipulations subtiles et de poser des règles claires sur la communication. « Si tu as un problème, je préfère qu’on en parle directement. »
✔ Encourager le dialogue : Favoriser des questions ouvertes pour pousser à une discussion sincère. « J’ai l’impression qu’il y a un souci, veux-tu m’en parler ? »
✔ Ne pas entrer dans le jeu : Ignorer les provocations déguisées, éviter les pièges émotionnels et refuser d’être manipulé par la culpabilité.
Gérer un comportement passif-agressif demande de la patience et de la clarté, mais une communication plus saine permet de sortir de ces schémas relationnels frustrants. Encourager l’expression directe des émotions et fixer des limites sont les clés d’une relation plus équilibrée.
Contrairement aux troubles de la personnalité, qui s’ancrent profondément dans le fonctionnement psychique d’un individu, le passif-agressif reste un mécanisme défensif face au conflit ou à une frustration mal gérée. Il est souvent adopté inconsciemment et peut être modifié avec une prise de conscience et un travail sur soi.
Une personne ayant un trouble borderline, par exemple, peut alterner entre des comportements passif-agressifs et des explosions émotionnelles. Le trouble narcissique, lui, peut inclure une agressivité déguisée, notamment sous forme d’humiliations subtiles ou de manipulation. Quant au trouble évitant, il partage avec le passif-agressif une difficulté à exprimer directement ses besoins, par peur du rejet.
Là où le passif-agressif se distingue, c’est dans son caractère situationnel : il est souvent une réponse à un environnement perçu comme oppressant, et non un mode de fonctionnement rigide et permanent. S’il devient une habitude persistante et nuisible aux relations, il peut toutefois s’intégrer dans un tableau clinique plus large, nécessitant un accompagnement psychothérapeutique.
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Elle croit simplement éviter le conflit en utilisant des remarques ambiguës ou du sarcasme. Ce mode de communication peut être ancré depuis l’enfance, surtout si l’environnement familial ne permettait pas d’exprimer librement ses émotions. Cependant, certaines personnes sont conscientes de cette attitude et l’emploient par habitude ou peur de la confrontation. Prendre conscience de ce mécanisme est la première étape vers une communication plus saine.
L’objectif est d’apprendre à exprimer ses émotions directement, sans recours aux sous-entendus ou à l’ironie. Une meilleure gestion des frustrations et une pratique de la communication assertive permettent de remplacer ce mode de fonctionnement par un dialogue plus ouvert. Bien que cela demande du temps, les relations deviennent plus fluides et équilibrées.
Il peut provoquer frustration, anxiété et stress, notamment en couple ou au travail. Cette attitude nuit aux relations en favorisant les malentendus et en empêchant une résolution saine des conflits. Si ce schéma persiste, il peut affaiblir l’estime de soi de la personne qui en souffre et mener à un climat relationnel délétère.
Cependant, la plupart des personnes adoptant cette attitude ne cherchent pas délibérément à nuire. Elles expriment simplement leurs frustrations de manière détournée, souvent par peur du rejet ou de la confrontation. Identifier ces schémas permet d’y répondre avec fermeté et d’instaurer une communication plus directe.
Cependant, il peut être un symptôme de troubles plus larges, comme le trouble borderline, évitant ou narcissique. Il s’agit avant tout d’un mode relationnel dysfonctionnel qui peut être corrigé avec un travail psychologique adapté.
Une éducation stricte, des parents autoritaires ou une peur du conflit peuvent entraîner un besoin d’éviter les confrontations en adoptant des comportements détournés. Le stress, l’anxiété et un manque de confiance en soi sont aussi des facteurs aggravants. Il s’agit souvent d’un mécanisme de défense adopté inconsciemment pour gérer des situations inconfortables.
Plutôt que de se laisser entraîner dans un jeu de sous-entendus, il vaut mieux poser des questions ouvertes et encourager la communication directe. Dire : « J’ai l’impression que quelque chose te dérange, peux-tu m’en parler clairement ? » peut désamorcer la tension. Fixer des limites claires et ne pas se laisser manipuler par la culpabilité est essentiel pour maintenir une relation équilibrée.
Cela se manifeste par des bouderies, des réponses ironiques ou un refus déguisé d’obéir. Par exemple, un enfant peut ignorer volontairement une consigne au lieu de dire qu’il n’a pas envie d’obéir. Il est important de lui apprendre à verbaliser ses émotions et à exprimer son désaccord sainement, pour éviter que ce comportement ne devienne une habitude durable.
Une personne qui évite constamment le conflit peut exploser soudainement, souvent de manière disproportionnée. Cette alternance entre évitement et colère peut créer une instabilité relationnelle et être source de confusion pour l’entourage. Encourager une communication plus directe et exprimer les tensions avant qu’elles ne deviennent incontrôlables permet d’éviter ce type de débordement.
Les individus ayant grandi dans un environnement strict ou dans une famille où les émotions étaient réprimées sont aussi plus susceptibles d’adopter ce comportement. Il peut également être renforcé dans des milieux professionnels ou familiaux très hiérarchisés, où exprimer un désaccord est mal perçu. Toutefois, tout le monde peut avoir des réactions passif-agressives à certains moments, notamment sous stress ou frustration.
Finalement, comprendre le comportement passif-agressif et savoir comment y réagir permet d’améliorer ses relations et d’éviter des malentendus répétitifs. En privilégiant une communication ouverte et sincère, il est possible d’établir un climat de confiance et de respect mutuel, que ce soit en couple, en famille ou au travail.