Êtes-vous passif-agressif ?
3/3/2025

Êtes-vous passif-agressif ?

Ou plutôt passif, ou plutôt agressif ? On vous a déjà reproché d’être « passif-agressif » ? Peut-être avez-vous même entendu cette expression sans vraiment comprendre ce qu’elle signifie. Il est vrai qu’elle est devenue à la mode ces dernières années, rejoignant d’autres termes psychologiques populaires comme « pervers narcissique » ou « bipolaire ». Mais qu’est-ce que cela signifie réellement ? L’expression « passif-agressif » est aujourd’hui couramment utilisée pour décrire une personne qui manifeste son hostilité de manière indirecte. Ce comportement peut se traduire par des retards répétés, des silences prolongés, des sarcasmes déguisés en plaisanteries, ou encore une forme de résistance subtile face à une autorité ou une demande.

Un concept ancien devenu tendance

Si le terme semble omniprésent aujourd’hui, il faut savoir qu’il ne date pas d’hier.

Il apparaît pour la première fois pendant la Seconde Guerre mondiale sous la plume du psychiatre militaire William Menninger.

Il l’emploie pour décrire le comportement de certains soldats qui, au lieu d’exprimer directement leur colère contre leurs supérieurs, manifestaient leur frustration par des actes d’opposition passive : non-respect des ordres, retard volontaire, négligence apparente.

Je prends rdv avec un psychologue à Versailles

Depuis, ce concept s’est élargi et s’est ancré dans le vocabulaire de la psychologie et du monde du travail. Il est même devenu un diagnostic clinique dans le DSM-III (le manuel de classification des troubles mentaux), avant d’être retiré dans les éditions suivantes en raison de son caractère trop large et difficile à mesurer scientifiquement.

Aujourd’hui, être qualifié de passif-agressif est souvent perçu comme un reproche.

Pourtant, ce comportement est bien plus qu’une simple mauvaise habitude ou une manière d’agacer son entourage.

Il peut être le symptôme d’un mal-être plus profond, d’un trouble de la personnalité, ou d’une difficulté à gérer ses émotions et ses frustrations de façon saine.

Prendre rdv pour une thérapie individuelle à Versailles

Pourquoi parle-t-on autant du passif-agressif aujourd’hui ?

L’essor de cette notion dans le langage courant est révélateur d’un changement sociétal.

Dans un monde où l’agressivité directe est de plus en plus mal perçue – que ce soit au travail, en couple ou sur les réseaux sociaux – l’agressivité tend à se camoufler sous des formes plus insidieuses.

On assiste ainsi à une mutation de nos interactions sociales : la confrontation directe est évitée, remplacée par des remarques sarcastiques, des oublis stratégiques ou des comportements ambivalents. Une tendance accentuée par les nouvelles technologies, où l’expression des conflits se fait souvent par messages interposés, laissant place à une multitude de malentendus et d’interprétations.

Mais alors, sommes-nous tous passifs-agressifs à certains moments ?

La réponse est probablement oui.

À un degré ou à un autre, chacun a pu adopter ce type de comportement dans certaines situations. Cependant, la vraie question est : ce mode de communication est-il récurrent et nuisible à vos relations ?

Qu'est-ce que le comportement passif-agressif ?

D’instinct, on pourrait penser que l’agressivité est une attitude visible, explicite, bruyante même.

Pourtant, le comportement passif-agressif repose sur une agressivité plus subtile, diffuse, souvent difficile à cerner.

Loin des cris et des conflits ouverts, il se manifeste par des refus silencieux, des sourires ironiques, des oublis opportunistes ou des retards systématiques.

Alors qu’un individu ouvertement agressif exprime directement son mécontentement par des paroles dures ou des actes impulsifs, le passif-agressif, lui, cache son hostilité derrière des comportements ambigus. Son opposition s’exprime à travers des actes de sabotage déguisés, créant chez l’autre une frustration diffuse, un malaise difficile à nommer.

Définition et caractéristiques

Le comportement passif-agressif se définit comme une expression indirecte de l’hostilité.

Une personne peut sembler coopérative en apparence tout en sabordant activement une relation ou une tâche. Ce type de comportement est souvent associé à un profond mal-être, à des difficultés à exprimer ses émotions de manière directe et assertive.

Dans un cadre psychologique, il a longtemps été considéré comme un trouble de la personnalité passif-agressive, bien que ce diagnostic ait disparu du DSM-IV. Toutefois, il demeure un mode de communication problématique, souvent utilisé pour éviter le conflit tout en exerçant une forme de contrôle sur autrui.

Prendre rdv pour une thérapie individuelle à Versailles

Les signes caractéristiques du comportement passif-agressif

Parmi les attitudes les plus courantes, on retrouve :

🔹 Procrastination chronique :

Reporter sans cesse une tâche, surtout lorsqu’elle est demandée par une figure d’autorité (parent, supérieur, conjoint).

🔹 Oublis stratégiques :

« Ah mince, j'avais complètement oublié de répondre à ton message... », une façon déguisée d'éviter une demande sans en assumer la responsabilité.

🔹 Fausse soumission :

Dire « oui » à une requête, mais ne jamais la réaliser correctement, ou de manière volontairement incomplète.

🔹 Ironie et sarcasme :

« Oh, bien sûr, fais comme tu veux, moi je m’adapte… », une manière de manifester son mécontentement sans confrontation directe.

🔹 Victimisation :

Se plaindre que les autres sont injustes, exagérer la sévérité des critiques reçues pour retourner la situation en sa faveur.

🔹 Résistance passive :

Faire traîner les choses, exprimer des frustrations à travers des comportements d’opposition silencieux, mais persistants.

🔹 Mimétisme et double message :

Un passif-agressif peut sourire tout en lançant une remarque cinglante, rendant difficile l’identification de son agressivité.

🔹 Sabotage discret :

Prendre du retard volontairement, rendre un travail médiocre, oublier des engagements sans assumer l’intentionnalité.

Je prends rdv avec un psychologue à Versailles

Origines psychologiques du comportement passif-agressif

D’où vient cette manière d’exprimer son agressivité ? Plusieurs facteurs psychologiques et environnementaux peuvent l’expliquer :

Une éducation répressive

L’enfance joue un rôle central dans le développement de ces comportements.

Un enfant élevé dans un environnement où la colère ou le désaccord est interdit apprend à réprimer ses frustrations. Au lieu d’exprimer directement son mécontentement, il développe des stratégies d’opposition masquées.

Dans certains cas, une mère ou un père trop autoritaire ne laisse pas de place à l’expression émotionnelle de l’enfant. Ce dernier va alors apprendre à feindre l’obéissance tout en trouvant des moyens indirects d’exprimer sa résistance.

🗣 « Ne contredis pas les adultes. »
🗣 « Fais ce qu’on te dit sans poser de questions. »

Ces injonctions, souvent répétées dans l’enfance, poussent l’individu à développer une forme d’opposition passive, faute de pouvoir s’affirmer autrement.

Une défense psychologique face au conflit

Certains individus ne supportent pas les confrontations directes.

Le conflit leur est source d’angoisse, et ils préfèrent l’éviter coûte que coûte. Cependant, leurs frustrations restent présentes et finissent par se manifester sous une forme détournée.

On retrouve ce schéma dans certaines personnalités évitantes, qui redoutent les tensions relationnelles et préfèrent manipuler subtilement la situation pour éviter un affrontement frontal.

Des blessures liées à l’enfance

Un passé marqué par une relation parentale dysfonctionnelle peut aussi expliquer cette dynamique.

👉 Un père absent ou une mère critique et envahissante peut créer un climat où l’enfant apprend à disqualifier ses propres émotions. L’enfant ne peut exprimer librement sa colère ou ses besoins, et doit développer des stratégies d’adaptation pour éviter les reproches ou les punitions.

👉 Un enfant ayant vécu dans un environnement instable ou conflictuel peut développer un mode de communication basé sur la manipulation émotionnelle. Il a appris que l’expression directe de son mécontentement pouvait être risquée, alors il opte pour une agressivité plus subtile, plus difficile à détecter.

Prendre rdv pour une thérapie individuelle à Versailles

Une difficulté à gérer ses émotions

Certaines personnes n’ont jamais appris à identifier et verbaliser leurs émotions. Elles peuvent ressentir de la colère, de la frustration ou de l’irritation sans savoir comment les exprimer correctement.

Résultat : elles disent le contraire de ce qu’elles pensent, adoptent une attitude ambiguë, et renvoient à leur entourage un message confus.

Ce phénomène est particulièrement fréquent chez les personnalités introverties, qui préfèrent éviter les confrontations, mais ressentent malgré tout des émotions fortes.

Je prends rdv avec un psychologue à Versailles

Un lien avec certains troubles de la personnalité

Le comportement passif-agressif n’est pas un trouble en soi, mais il peut être un symptôme d’autres pathologies psychiques. On le retrouve souvent dans :

  • Le trouble de la personnalité borderline : Alternance entre besoin de proximité et rejet brutal des autres, avec des accès d’agressivité parfois masqués.
  • Le trouble narcissique : L’agressivité peut être passive lorsqu’il s’agit de manipuler subtilement son entourage pour garder une emprise.
  • Le trouble évitant : Peur intense du rejet qui pousse à exprimer son désaccord de façon indirecte plutôt qu’ouverte.

Dans certains cas, une personne passif-agressive peut aussi souffrir de dépression latente, où l’hostilité refoulée se manifeste par une opposition systématique à toute contrainte extérieure.

Pourquoi comprendre ces mécanismes est important ?

Le comportement passif-agressif peut être extrêmement frustrant pour l’entourage et destructeur pour la personne elle-même. Il empêche une communication saine et alimente des tensions invisibles dans les relations.

En identifiant ces comportements et leurs causes, il devient possible d’apprendre à mieux communiquer, à gérer les frustrations et à transformer une agressivité latente en une assertivité positive.

Exemples de comportements passif-agressifs dans les relations interpersonnelles

Le comportement passif-agressif peut se manifester dans tous les types de relations humaines, que ce soit en couple, en famille, au travail, ou même entre amis. Il est souvent insidieux et peut provoquer des malentendus, de la frustration et des tensions persistantes.

Ce type d’attitude crée un climat relationnel ambigu, où l’agressivité n’est jamais exprimée clairement, mais se fait ressentir à travers des non-dits, des comportements de sabotage ou des remarques empoisonnées.

🔹 Dans les relations amoureuses

Un partenaire passif-agressif peut éviter la confrontation tout en manifestant son mécontentement à travers des attitudes indirectes. Plutôt que d’exprimer ouvertement ce qui ne va pas, il va :

  • Faire la tête sans expliquer pourquoi.
  • Oublier « accidentellement » une date importante.
  • Répondre par des phrases ambiguës.
  • Multiplier les sous-entendus sarcastiques.

💬 Exemple typique :

  • « Fais comme tu veux, de toute façon, mon avis ne compte jamais. »
  • « C’est pas grave, je suis habitué(e) à ce que tu ne prennes pas en compte ce que je ressens. »

🔎 Pourquoi ?
Dans le couple, le passif-agressif évite l'affrontement direct car il a peur du rejet, du conflit ou ne sait pas comment exprimer ses frustrations sainement. Il préfère donc utiliser des stratégies d’évitement pour exprimer son malaise sans en assumer la responsabilité.

🔹 Conséquences :

  • Une accumulation de frustrations.
  • Un partenaire qui se sent manipulé ou impuissant.
  • Un risque de rupture si la communication ne s’améliore pas.

🔹 Dans la famille

Les relations familiales sont souvent un terreau fertile pour les comportements passif-agressifs, car elles impliquent des enjeux affectifs forts et des dynamiques relationnelles ancrées depuis l’enfance.

Un parent passif-agressif peut exprimer sa frustration, son insatisfaction ou son besoin de contrôle à travers des attitudes détournées, souvent en jouant sur la culpabilité de l’enfant.

💬 Exemple typique :

  • « Bien sûr, amuse-toi avec tes amis, je vais m'occuper de tout toute seule comme d'habitude. »
  • « Fais ce que tu veux, je n’ai rien à dire, après tout je suis juste ta mère/ton père. »

🔎 Pourquoi ?
Certains parents, notamment ceux qui ont eux-mêmes grandi dans un environnement où l’affirmation de soi était difficile, ont du mal à exprimer directement leurs attentes et frustrations. Ils préfèrent donc utiliser la culpabilisation et les sous-entendus pour faire passer un message.

🔹 Conséquences :

  • L’enfant peut se sentir pris au piège et développer un sentiment de culpabilité chronique.
  • À l’âge adulte, il risque de reproduire ce schéma dans ses propres relations.
  • Une dynamique toxique où l’amour est conditionnel et basé sur des jeux psychologiques.

🛠 Comment réagir ?

  • Ne pas entrer dans le jeu de la culpabilité et demander une clarification directe des attentes.
  • Répondre par des questions ouvertes : « Tu sembles contrarié(e), tu veux m’en parler ? »
  • Mettre des limites claires et affirmer ses propres besoins sans se sentir coupable.

Prendre rdv pour une thérapie individuelle à Versailles

🔹 Dans le monde professionnel

Le passif-agressif en entreprise peut empoisonner l’ambiance de travail et ralentir la productivité. Ce type de comportement est particulièrement fréquent dans les environnements où :

Je prends rdv avec un psychologue à Versailles

  • Les conflits sont mal gérés ou évités.
  • Les employés se sentent frustrés mais ne peuvent pas s’exprimer librement.
  • Il existe une hiérarchie pesante, qui limite les contestations ouvertes.

💬 Exemple typique :

  • « Je voulais bien le faire, mais personne ne m’a expliqué clairement ce qu’il fallait faire. »
  • « Ah, désolé(e), j’avais pas compris que c’était urgent… » (alors que c’était évident).
  • Faire semblant d’être submergé(e) pour éviter une tâche désagréable.

🔎 Pourquoi ?
Les employés qui adoptent ce type de comportement ont souvent une rancœur latente envers leurs collègues ou leur hiérarchie. Comme ils ne peuvent pas l’exprimer ouvertement (par peur des répercussions, de perdre leur emploi, etc.), ils utilisent des stratégies d’opposition passive.

🔹 Conséquences :

  • Une détérioration du climat de travail.
  • Des tensions invisibles mais omniprésentes entre collègues.
  • Une perte d’efficacité et des conflits latents.

🛠 Comment réagir ?

  • Exiger des explications claires et précises sur les tâches et responsabilités.
  • Mettre en évidence les incohérences avec des questions ouvertes : « Comment puis-je t’aider à mieux comprendre cette tâche ? »
  • Ne pas tomber dans l’exaspération, mais rester ferme sur les attentes et les délais.

🔹 Dans les relations amicales

Le passif-agressif peut également apparaître dans les amitiés, où l’on attend souvent de la loyauté et de la compréhension mutuelle.

💬 Exemple typique :

  • Un(e) ami(e) qui boude parce que vous avez annulé une sortie, mais qui refuse de l’admettre : « Non, je t’en veux pas du tout. Fais comme tu veux. » (avec un ton sec).
  • Un(e) ami(e) qui envoie des piques déguisées en plaisanteries : « Ah bah, encore une fois, c’est moi qui dois proposer une sortie, hein ! »
  • Un(e) ami(e) qui ne répond pas aux messages pendant plusieurs jours pour manifester son mécontentement.

🔎 Pourquoi ?
Certaines personnes ont du mal à exprimer clairement leurs besoins et attentes dans une amitié. Elles peuvent avoir peur du rejet et préfèrent faire sentir leur frustration de manière détournée plutôt que d’oser demander directement ce qu’elles attendent.

🔹 Conséquences :

  • Un sentiment de malaise et d’incertitude dans la relation.
  • Une détérioration progressive du lien amical.
  • Une incompréhension mutuelle qui peut mener à une rupture.

🛠 Comment réagir ?

  • Poser des questions directes : « J’ai l’impression que quelque chose te dérange, tu veux en parler ? »
  • Exprimer clairement son ressenti et ses attentes.
  • Si le comportement devient toxique, prendre de la distance pour éviter une relation déséquilibrée.

Impacts des comportements passif-agressifs sur les relations

Le comportement passif-agressif peut empoisonner progressivement les relations en créant une atmosphère de frustration, d’incompréhension et de ressentiment.

Comme l’hostilité est exprimée de manière indirecte et ambiguë, les proches se retrouvent souvent dans une position inconfortable, oscillant entre la culpabilité, la colère et la confusion.

Les conséquences ne sont pas seulement relationnelles : ce mode de communication peut aussi impacter profondément la santé mentale et émotionnelle de ceux qui le subissent.

Je prends rdv avec un psychologue à Versailles

🔹 Un cycle de conflits récurrents sans résolution

Les tensions générées par le passif-agressif ont une particularité : elles ne s’expriment jamais complètement, mais elles ne disparaissent jamais non plus.

📌 Pourquoi ?

  • Un comportement passif-agressif évite le conflit ouvert, mais n’éteint pas les frustrations.
  • L’absence de confrontation directe ne permet pas d’apporter une véritable résolution.
  • L’accumulation de ressentiment peut transformer une relation en un espace toxique où l’un des partenaires se sent manipulé et impuissant.

💬 Exemple typique :

  • Dans un couple, un des partenaires reproche à l’autre son manque d’attention. Plutôt que de lui dire directement, il fait la tête, évite le contact et envoie des piques ironiques. L’autre partenaire ne comprend pas ce qui ne va pas, ce qui entraîne un climat de tension permanente.

🔹 Conséquences :

  • Un cycle répétitif de non-dits et de frustrations.
  • Une communication altérée, où les vrais problèmes sont toujours esquivés.
  • Un accroissement des rancœurs, jusqu’à parfois une explosion incontrôlée après des mois, voire des années d’accumulation.

🛠 Comment y remédier ?

  • Encourager une communication directe et assertive.
  • Refuser d’entrer dans le jeu du non-dit et des sous-entendus : poser des questions claires et ouvertes.
  • Apprendre à gérer les désaccords sainement, sans éviter le conflit mais sans escalade agressive.

🔹 Une érosion de la confiance dans la relation

Une relation saine repose sur la sincérité, la transparence et la communication directe. Le problème du passif-agressif, c’est qu’il introduit une forme de manipulation subtile qui sape peu à peu la confiance mutuelle.

📌 Pourquoi ?

  • L’ambiguïté des intentions crée un malaise : l’autre ne sait jamais s’il peut faire confiance aux paroles ou aux actions du passif-agressif.
  • Le double message permanent (« Je dis que ça va, mais je montre que ça ne va pas ») devient épuisant pour celui qui essaie de comprendre.
  • L’impression d’être testé ou manipulé engendre une distance émotionnelle.

💬 Exemple typique :

  • Un collègue qui prétend être d’accord avec une décision en réunion, mais qui sabote le projet en coulisses.
  • Un ami qui dit « Non non, ça ne me dérange pas », alors que tout dans son attitude montre qu’il est vexé.

🔹 Conséquences :

  • Une perte de crédibilité et de fiabilité de la part du passif-agressif.
  • L’entourage finit par éviter les conversations trop sérieuses, sachant que l’honnêteté ne sera pas au rendez-vous.
  • Dans certains cas, cela peut mener à une rupture définitive de la relation.

🛠 Comment y remédier ?

  • Poser des questions ouvertes pour forcer la clarification (« Es-tu vraiment d’accord avec cette décision ? »).
  • Établir des limites : ne pas tolérer les jeux psychologiques et encourager des discussions honnêtes.
  • Travailler sur l’affirmation de soi pour permettre au passif-agressif d’exprimer ses besoins directement.

Je prends rdv avec un psychologue à Versailles

🔹 Un sentiment d'insécurité émotionnelle

Lorsque l’on est confronté à une personne passif-agressive, on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre. Ce flou permanent peut générer une anxiété latente et une instabilité émotionnelle, notamment dans les relations amoureuses ou familiales.

📌 Pourquoi ?

  • On ne sait jamais si la personne est sincère ou non.
  • Il peut y avoir des changements soudains de comportement : un jour tout va bien, le lendemain, une attitude froide et distante s’installe sans explication.
  • L’incapacité à mettre des mots clairs sur un problème rend l’autre vulnérable à la manipulation.

💬 Exemple typique :

  • Un parent qui alterne entre des compliments et des reproches implicites, sans jamais exprimer clairement son insatisfaction.
  • Un conjoint qui multiplie les attitudes contradictoires, rendant l’autre dépendant de ses réactions imprévisibles.

🔹 Conséquences :

  • Une fatigue émotionnelle due à l’effort constant de décoder les intentions cachées.
  • Un sentiment d’insécurité chronique dans la relation.
  • Une réduction de l’estime de soi, car la personne qui subit le passif-agressif se remet sans cesse en question.

🛠 Comment y remédier ?

  • Nommer les comportements ambigus et demander des clarifications directes.
  • Prendre du recul pour éviter d’être en permanence dans l’analyse du comportement de l’autre.
  • Si l’insécurité devient trop lourde, réévaluer la relation et poser des limites claires.

🔹 Un facteur aggravant des troubles anxieux et dépressifs

Le passif-agressif peut contribuer à une dégradation de la santé mentale de la personne qui le subit.

📌 Pourquoi ?

  • Il nourrit une anxiété permanente, car l’autre ne sait jamais à quoi s’attendre.
  • Il peut provoquer un sentiment de solitude et d’isolement, surtout si la victime commence à douter de sa propre perception de la réalité (« Est-ce moi qui exagère ? »).
  • Dans certains cas, il peut entraîner une dépression, en sapant progressivement l’estime de soi et la confiance en ses propres jugements.

💬 Exemple typique :

  • Une personne vivant avec un passif-agressif peut développer un sentiment d’épuisement émotionnel.
  • Une relation de couple où l’un des partenaires utilise constamment le sarcasme et la culpabilisation peut entraîner une détresse psychologique importante.

🔹 Conséquences :

  • Un sentiment d’impuissance chez la victime.
  • Une diminution de la confiance en soi et de la capacité à affirmer ses propres besoins.
  • Dans les cas les plus graves, une tendance aux pensées dépressives, voire suicidaires.

🛠 Comment y remédier ?

  • Travailler sur sa propre assertivité pour ne pas tomber dans le piège du doute permanent.
  • Éviter les relations toxiques qui nuisent à la santé mentale.
  • En cas de détresse psychologique, consulter un thérapeute pour apprendre à gérer ces situations.

Comment gérer un comportement passif-agressif ?

Que l’on adopte soi-même ce comportement ou qu’on y soit confronté, il est possible de désamorcer ces dynamiques toxiques et d’améliorer la communication.

🔹 Pour la personne qui adopte ce comportement

Prendre conscience du problème : La première étape est d’identifier et nommer son comportement. Se demander : « Ai-je tendance à exprimer mon mécontentement de manière indirecte ? »

Apprendre à exprimer ses émotions : Plutôt que de passer par des détours, s’exercer à formuler ses ressentis de façon directe et constructive. Exemple : « Quand tu fais cela, je me sens frustré(e) » au lieu d’une remarque sarcastique.

Travailler sur les blessures du passé : Souvent, ce mode de communication provient d’une peur du conflit héritée de l’enfance. Un accompagnement en thérapie peut aider à comprendre les origines de cette difficulté et à y remédier.

Éviter la victimisation : Accepter que ses émotions et choix sont sous sa propre responsabilité, plutôt que de faire porter aux autres le poids de ses frustrations.

🔹 Pour la personne qui subit un passif-agressif

Rester calme et factuel : Ne pas se laisser entraîner dans l’émotionnel. Pointer avec bienveillance mais fermeté les contradictions : « Tu dis que ça ne te dérange pas, mais ton attitude montre le contraire. Peux-tu me dire ce qui te dérange vraiment ? »

Établir des limites claires : Il est essentiel de ne pas tolérer les manipulations subtiles et de poser des règles claires sur la communication. « Si tu as un problème, je préfère qu’on en parle directement. »

Encourager le dialogue : Favoriser des questions ouvertes pour pousser à une discussion sincère. « J’ai l’impression qu’il y a un souci, veux-tu m’en parler ? »

Ne pas entrer dans le jeu : Ignorer les provocations déguisées, éviter les pièges émotionnels et refuser d’être manipulé par la culpabilité.

Gérer un comportement passif-agressif demande de la patience et de la clarté, mais une communication plus saine permet de sortir de ces schémas relationnels frustrants. Encourager l’expression directe des émotions et fixer des limites sont les clés d’une relation plus équilibrée.

Passif-agressif ou trouble de la personnalité ?

Le comportement passif-agressif peut prêter à confusion et être assimilé à certains troubles de la personnalité.

Pourtant, il ne s’agit pas d’un diagnostic clinique à proprement parler, mais plutôt d’un mode relationnel problématique qui peut s’exprimer de manière ponctuelle ou chronique.

Contrairement aux troubles de la personnalité, qui s’ancrent profondément dans le fonctionnement psychique d’un individu, le passif-agressif reste un mécanisme défensif face au conflit ou à une frustration mal gérée. Il est souvent adopté inconsciemment et peut être modifié avec une prise de conscience et un travail sur soi.

Toutefois, certains troubles peuvent présenter des similitudes.

Une personne ayant un trouble borderline, par exemple, peut alterner entre des comportements passif-agressifs et des explosions émotionnelles. Le trouble narcissique, lui, peut inclure une agressivité déguisée, notamment sous forme d’humiliations subtiles ou de manipulation. Quant au trouble évitant, il partage avec le passif-agressif une difficulté à exprimer directement ses besoins, par peur du rejet.

Là où le passif-agressif se distingue, c’est dans son caractère situationnel : il est souvent une réponse à un environnement perçu comme oppressant, et non un mode de fonctionnement rigide et permanent. S’il devient une habitude persistante et nuisible aux relations, il peut toutefois s’intégrer dans un tableau clinique plus large, nécessitant un accompagnement psychothérapeutique.

Je prends rdv avec un psychologue à Versailles

FAQ : Réponses aux questions fréquentes

Le passif-agressif est-il conscient de son comportement ?

Souvent, une personne passif-agressive ne se rend pas compte de son comportement.

Elle croit simplement éviter le conflit en utilisant des remarques ambiguës ou du sarcasme. Ce mode de communication peut être ancré depuis l’enfance, surtout si l’environnement familial ne permettait pas d’exprimer librement ses émotions. Cependant, certaines personnes sont conscientes de cette attitude et l’emploient par habitude ou peur de la confrontation. Prendre conscience de ce mécanisme est la première étape vers une communication plus saine.

Peut-on changer un comportement passif-agressif ?

Oui, modifier un comportement passif-agressif est possible avec un travail sur soi et, si nécessaire, une thérapie.

L’objectif est d’apprendre à exprimer ses émotions directement, sans recours aux sous-entendus ou à l’ironie. Une meilleure gestion des frustrations et une pratique de la communication assertive permettent de remplacer ce mode de fonctionnement par un dialogue plus ouvert. Bien que cela demande du temps, les relations deviennent plus fluides et équilibrées.

Le passif-agressif peut-il être toxique ?

Lorsqu’il est fréquent, le comportement passif-agressif devient toxique, car il altère la communication et crée un climat de méfiance.

Il peut provoquer frustration, anxiété et stress, notamment en couple ou au travail. Cette attitude nuit aux relations en favorisant les malentendus et en empêchant une résolution saine des conflits. Si ce schéma persiste, il peut affaiblir l’estime de soi de la personne qui en souffre et mener à un climat relationnel délétère.

Le comportement passif-agressif est-il une forme de manipulation ?

Parfois, le passif-agressif peut être une stratégie de manipulation, surtout lorsqu’il est utilisé volontairement pour influencer ou culpabiliser autrui.

Cependant, la plupart des personnes adoptant cette attitude ne cherchent pas délibérément à nuire. Elles expriment simplement leurs frustrations de manière détournée, souvent par peur du rejet ou de la confrontation. Identifier ces schémas permet d’y répondre avec fermeté et d’instaurer une communication plus directe.

Le passif-agressif est-il un trouble mental ?

Non, le comportement passif-agressif n’est pas un trouble psychiatrique en tant que tel. Il a été classé comme un trouble de la personnalité dans le DSM-III, mais a été retiré des éditions suivantes.

Cependant, il peut être un symptôme de troubles plus larges, comme le trouble borderline, évitant ou narcissique. Il s’agit avant tout d’un mode relationnel dysfonctionnel qui peut être corrigé avec un travail psychologique adapté.

Pourquoi certaines personnes deviennent passif-agressives ?

Ce comportement trouve souvent ses origines dans l’enfance et dans un milieu familial répressif, où exprimer ses émotions était mal vu.

Une éducation stricte, des parents autoritaires ou une peur du conflit peuvent entraîner un besoin d’éviter les confrontations en adoptant des comportements détournés. Le stress, l’anxiété et un manque de confiance en soi sont aussi des facteurs aggravants. Il s’agit souvent d’un mécanisme de défense adopté inconsciemment pour gérer des situations inconfortables.

Comment répondre à un passif-agressif sans aggraver la situation ?

Il est essentiel de rester calme et de ne pas répondre sur le même ton.

Plutôt que de se laisser entraîner dans un jeu de sous-entendus, il vaut mieux poser des questions ouvertes et encourager la communication directe. Dire : « J’ai l’impression que quelque chose te dérange, peux-tu m’en parler clairement ? » peut désamorcer la tension. Fixer des limites claires et ne pas se laisser manipuler par la culpabilité est essentiel pour maintenir une relation équilibrée.

Les enfants peuvent-ils être passif-agressifs ?

Oui, les enfants peuvent adopter des comportements passif-agressifs lorsqu’ils ne savent pas encore exprimer leurs frustrations de manière directe.

Cela se manifeste par des bouderies, des réponses ironiques ou un refus déguisé d’obéir. Par exemple, un enfant peut ignorer volontairement une consigne au lieu de dire qu’il n’a pas envie d’obéir. Il est important de lui apprendre à verbaliser ses émotions et à exprimer son désaccord sainement, pour éviter que ce comportement ne devienne une habitude durable.

Le passif-agressif peut-il évoluer en agressivité directe ?

Oui, un comportement passif-agressif peut mener à une agressivité plus franche si les frustrations s’accumulent sans être exprimées.

Une personne qui évite constamment le conflit peut exploser soudainement, souvent de manière disproportionnée. Cette alternance entre évitement et colère peut créer une instabilité relationnelle et être source de confusion pour l’entourage. Encourager une communication plus directe et exprimer les tensions avant qu’elles ne deviennent incontrôlables permet d’éviter ce type de débordement.

Le comportement passif-agressif est-il plus fréquent chez certains types de personnalités ?

Le passif-agressif est plus courant chez des personnes introverties, anxieuses ou ayant peur du rejet.

Les individus ayant grandi dans un environnement strict ou dans une famille où les émotions étaient réprimées sont aussi plus susceptibles d’adopter ce comportement. Il peut également être renforcé dans des milieux professionnels ou familiaux très hiérarchisés, où exprimer un désaccord est mal perçu. Toutefois, tout le monde peut avoir des réactions passif-agressives à certains moments, notamment sous stress ou frustration.

Finalement, comprendre le comportement passif-agressif et savoir comment y réagir permet d’améliorer ses relations et d’éviter des malentendus répétitifs. En privilégiant une communication ouverte et sincère, il est possible d’établir un climat de confiance et de respect mutuel, que ce soit en couple, en famille ou au travail.

Par Frédérique Korzine,
psychanalyste à Versailles
Pour un soutien personnel ou professionnel, je vous propose un suivi adapté à vos besoins favorisant bien-être et épanouissement, à Versailles.

Psychanalyse, hypnose, coaching, supervision et thérapies brèves.

Vous pourriez être intéressé(e) par...

Vous pourriez également être curieux(se) de...